
Essai BSA Scrambler 650, 5 points à retenir
Le retour de BSA aux affaires, c'était il y a 3 ans déjà. Cette année 2026, la marque change d'importateur pour la France et met sur le devant de la scène d'autres modèles dont ce Scrambler 650 au dessin un tantinet rétro autour du gros monocylindre.
BSA, forcément ça parle aux vieux motards ou à ceux qui ont une culture moto un peu étoffée mais il faut reconnaître que revenir après 50 années d'éclipse n'est pas une chose aisée. Alors la marque avait commencé avec un modèle emblématique, la Gold Star 650 en 2023. Cette année 2026 marque l'arrivée à ses cotés de nouvelles machines dont le Scrambler 650 qui partage beaucoup de choses communes dont le moteur monocylindre de 650 cm3. Voici 5 points à retenir de cet essai de la BSA Scrambler 650 qui arrive dans les concessions avec l'importateur GD France qu'on connait notamment pour la distribution d'autres marques comme CF Moto ou Zontes.
Des petits détails sympathiques
BSA soigne le style de ses motos et tient compte des retours des clients nous dit-on. Par exemple, le logo qui était un autocollant jusqu'alors sera maintenant gravé. C'est une bonne chose. Mais on a aussi des choses comme ce petit feu rond du plus bel effet sur le garde-boue TT ou le lettrage BSA cousu sur l'arrière de l'épaisse selle. La boucle peu faire office de poignée pour le passager. Il y a pas mal de petites choses comme ça qui donnent une impression soignée à l'ensemble.

Un gros mono face aux twins parallèles
Il faut se résoudre à ce constat : les twins parallèles ont envahi le paysage moto et les machines vintages n'y échappent pas. Alors forcément, un gros mono ça attise la curiosité. Si vous connaissez celui de la Gold Star vous retrouverez ce que vous aimiez ou pas sur le Scrambler puisque rien ne change. Sa souplesse, sa plage d'utilisation, sa sonorité même si l'échappement est différent, etc. C'est la même chose. Ce monocylindre a le mérite de se distinguer de la production et d'offrir des sensations qu'on ne connait pas chez la concurrence.

Joli réservoir à l'ancienne
Ce réservoir se tient parfaitement entre les jambes quelle que soit la taille du pilote. Ni trop large ni trop long, il associe le style vintage à une ergonomie réussie et différente de la Gold. Il faut reconnaitre que cette teinte est particulièrement réussie. Le coloris noir semble bien fade à côté. Il ferme évidemment à clé, le vintage a des limites. Avec sa contenance de 12 litres et une consommation de 4 L aux 100 km, on peut théoriquement faire 300 km donc largement passer la barre des 200 km sereinement.

Tableau de bord LCD
Voilà quelque chose qui n'est pas partagé avec la Gold Star qui a des cadrans à aiguille dont la rotation se fait vers le bas. C'est original et bien rétro mais pas repris sur le Scrambler qui préfère de son côté un écran LCD logé dans un cadran rond. Il affiche le minimum même si on y trouve une jauge et l'heure mais il a le défaut d'être très peu lisible au soleil. Il ne dénature pas le style de la moto lorsqu'on la regarde sur sa béquille, c'est bien aussi.

Freinage à l'ancienne aussi
Un seul disque de 320 mm et un étrier à deux pistons constituent le freinage à l'avant comme sur la Gold Star. Il manque de mordant et demande de souvent utiliser le frein arrière en complément voire même seul pour un ralentissement. Ça freine mais il faut bien serrer le levier et même si finalement ça correspond à l'esprit de cette moto, on est habitué à avoir des éléments souvent plus incisifs sur les néo-rétros actuelles.

Pour en savoir bien davantage, retrouvez notre essai complet de la BSA Scrambler dans le rubriques Essais.
. Fondateur de emoto.com et journaliste essayeur, passionné par la moto, l'auto et tout ce qui a un moteur en règle générale. J'ai commencé sur Internet en 1996 avant la presse écrite à partir de 2010, la télévision dès 2012 puis la radio en 2020.