j'aime bien raconter mes conneries...

Par jeanphi
jeanphi

Au fil de mes balades de forums, j'ai l'habitude de raconter mon vécu de pauvre enduriste véteran. Voilà donc. A+


Alors il faut savoir que j’ai quand méme du bol d’être partir à Thomer, car cette année les courses ont un sacré succès. Il y a entre 350 et 400 participants, et plus de 100 restent sur le carreau de l’inscription. Au moins pour cette course et celle de dans deux semaines à Eu, prés du Tréport (sur laquelle je fais une croix d’ailleurs). C’est vrai que les interdictions de plus en plus fortes de rouler dans nos chemins, (merci Natura200) et d’ailleurs ainsi qu’à l’étranger (Belgique, suisse) ramène du pilote.
J’ai reçu mon inscription il y a une semaine et tout baigne, n°298.
Allez, chose promise….
Samedi, remplissage du coffre, les fringues, les clous (les glingues, les outils quoi), les bidons. (merci encore Carl)
Manque rien, et je serai beau comme un camion. Cà ne change rien au pilotage, c’est dans la tête.
J’ai vidé les rayons de sucres lents et rapides de Décathlon. Préparé mes 5 litres d’isostar. Chose importante, car l’hypoglycémie, quand elle me frappe (méchante !) c’est dans les yeux (myopie oblige) et aveugle dans les chemins, j’ai déjà donné et c’est pas top.
Dimanche, déplumage à 5h30. 2 litres de café, sans rien bouffer, comme d’hab. Peux pas, c’est comme çà!
Montage et sanglage de la moto sur remorque et hop.
Rien de particulier, si ce n’est l’œil droit rivé sur le rétro pendant 200 bornes. J’ai une confiance relative sur le matériel d’emprunt qui m’a permis de partir ce We.
Arrivé à thomer, on passe devant le terrain de cross, (aie la spéciale) et on se gare dans le champ. Déballage des papiers qui vont bien et remise du ticket de rentrée au parc, remise des heures de départ et pointages de Ch.
Je rappelle que les courses d’enduro se pratiquent sur voie ouverte, donc les motos sont homologuées, cartegrisées, assurées et le pilote permisé. Rentrage à le parc, contrôle du bruit (-92db), contrôle des loupiottes, du numéro de série, touche de peinture sur les moyeux de roues, le cadre, le silencieux, le moteur, car çà, pas le droit de changer pendant la course. Sérieux non?
Je rentre la moto au parc à 9h, je pars à 11h39. je vais manger tranquillement un morceau et vomir tout çà dans un coin (non je rigole, mais c’est parfois stressant avant le départ.).
Les inters commencent à partir à 10h20 (les bons quoi !). J’ai le temps.
Il y a un classement de rétro. Donc des participants (ou le contraire) et l’occasion de voir des Portal, Swm, ossa, une Bultaco, méme une Jawa.
Largement le temps d ‘aller repérer la spéciale (parcours chronométré une fois par boucle, je ne vais pas tout vous refaire, allez voir mon post explicatif).
Particularité, c’est à pied. Interdit autrement. Et çà m’a toujours interpellé, je me rappelle le circuit une fois en moto. Qui doit faire quand méme 2 bornes.
Donc c’est bien le circuit de cross du coin, et il y a plein de saut partout. Aieaieaie, aime pas çà.
Je m’habille, plutôt content des derniers achats faits. Comme le gilet multi protection, coudières, plastron av et ar, épaulières. Plutôt léger et confortable. J’ai l’air d’un joueur de foot américain matiné Goldorak mais çà rassure.
Un petit coucou aux gars du forum enduro que je croise. Marrant quand méme le net.
11h37, je n’ai toujours pas vomi, je m’améliore.
Les premiers (les bons) finissent leur première boucle, et repartent pour un tour, aie je vais me faire rouler dessus. La prochaine fois , j’essaierai de prendre un plus petit numéro.
Nous partons 3 par 3, et au signal, à l’heure dite, on démarre (avec les feux allumés, svp) et on part. Donc pour une boucle de chemins de 70 bornes. 2 contrôles horaires, où tu dois pointer aux heures planifiées et 3 contrôles de passage.
Comme prévu, c’est plutôt roulant (rapide) et très sec. Il n’a pas plu depuis un petit moment et nous ne sommes pas dans les Alpes. Le numéro 300 part comme une balle. Moi, je me chauffe tranquillement les Av bras, le 299 derrière. Et j’enquille les chemins en sous bois. Plutôt pas de piéges, donc on accélère le rythme. Habituel passage de gué, çà rafraîchit, et ils ne sont pas méchants.
Ha, c’est quoi, çà? Un passage de pont en bois. 20 mètres de long, 1 de large et 1 au-dessus du ruisseau. Pas inquiétant. Sauf que je trouve qu’il y a trop de quidams dan les parages donc spectacle donc danger. Petite marche (allez 50 cm) pour monter sur le pont. C’est bon. Hop, hop, hop. Et m…, je me déstabilise, et rase le bord à 4 cm. La, je me dis, c’est bon tu plonge!
Tu fais la Une du hameau ! Mais ouf, déhanchement (plutôt réflexe) et çà passe. Grrrr !
Plus loin, un dévers en sous bois, de 500m, des traces déjà partout, et de la terre meuble qui fait glisser à souhait. Je me plante évidemment dans une souche, et en bave comme un veau à sortir la moto (120kgs). C’est dans ces moments là, que l’on aurait apprécié d’être un peu plus sérieux et concentré sur la technique. Car çà se paye cher.
Les piéges et/ou difficultés suivantes sont de mon niveau. No problémo. Une montée dans les racines (pas mieux pour couper l’élan), deux montées dans la caillasse (pavés !) où j’ai apprécié la motricité de mon 4temps. Incallable la bête!
J’arrive aux différents Ch , 5 minutes d’avance à chaque fois. On en profite pour ravitailler les bêtes (moto et pilotes) et reposer les p’tits bras. Tiens, je me paierai un camel, j’en ai marre des dix kilos de sacoche banane sur le bide.
La fin de boucle se termine tranquilou, hormis la dernière blague….
1 km de ballast le long des rails d’une voie ferrée. Vous savez, le truc que l’on n’arrive pas à faire à pied, ben là, c’est en moto.
Hou les bras ! Réflexe de crispation, claque et engueulade dans le casque, rappel rapide de la technique, jambes serrées et bras souples, ouf çà va mieux. Les deux gus qui nous indiquent la sortie se marrent comme des baleines.
« Passez au milieu, c’est plus facile ! »
J’y avais pensé, mais mon subconscient avait refusé de se faire rouler sur la tronche par une loco…
Les autres (locaux hahaha) eux sont passés au milieu.
Enfin, la fin (du premier tour, j’en fais deux), arrivé à la spéciale. Je dois pointer, après, à 13h21. Il est 13h10. Cà aurait pu le faire s’il n’y avait pas eu 50 gus en bouchon au départ.
Dommage.
Quelques-uns d’entre eux gueulent un peu, vu qu’ils ont arsouillé en liaison, ce n’est pas pour rester bloqué. Keep cool.
On part un par un pour un tour de piste. Les crosseux se régalent. Moi aussi mais moins. Sauts, poussières, glissages sur le dur…. C’est pas mon trip. Je suis plutôt vertes prairies.
Allez on fonce au ravitaillement, faire le plein.
Je galope au départ du deuziéme tour, et pointe à 48, pour 21, soit 27 minutes de retard. Il faut que je décale toutes mes heures de prochains pointages et conserver ce retard. C’est la loi.
Et là je me régale. Je pars comme un fou (pour moi s’entend) et prends mon pied. J’arrive au premier ch (du 2 éme tour, çà va? , çà suit?) avec 10 minutes d’avance. Hop repos, bout de gras, etc…
Le temps de recalculer mon nouvel horaire, (alors 48 moins 21 égal 27, plus 44 moins 60 égal 11, c’est çà 14h11) je me présente en retard d’une minute, à 14h12. Grrrr !
L’est ou le copilote? Peux pas m’aider lui. Ha non, m… c’est moi.
La boucle se terminera sur le méme rythme, et en rigolant. Des gars commencent à abandonner et parsèment la piste. Petite dernière frayeur, sur un trou que je n’avais pas vu, à cause de la poussière d’un gars devant. Petite compression de la cheville, mais ouf merci les bottes.
Dernière spéciale, rendu de carton de pointage, contrôle du non bricolage interdit de la moto (vous vous rappelez, la peinture) et au parking. On plie.
Cà, c’est pénible. Mais on discute toujours de la journée avec les voisins, en s’entraidant à monter les motos, donc çà va.
Je ne reste pas pour les résultats, c’est toujours tard, vers 19h. Là, il est 17h, une pitite bière (de sportif) pour la route et à l’année prochaine les gars. Faut que j’aille voter.
J’ai bouffé de la poussière pendant 4 heures.
J’ai évidement mal partout, surtout les av bras, épaules, dos et ischios. Je dus me tordre le cou, vu le mal de tête que j’ai eu tout à l’heure. Je n’ai rien cassé. Mais une petite révision s’impose sur la moto. Vivement la prochaine.

Vive le sport
A plus
Jeanphi.

Commentaires

Les 4 commentaires de cette publication.


Par 400XR
400XR

Merci pour ce ptit voyage très interressant, où était cet enduro?
Perso j'aimerai bien débuter en compét de ligue de provence juste pour le plaisir, aurais tu des conseils à me filer?
A+
Rodolphe


Par JMi
JMi

c vrai, c drole 🙂

JMi la fée - Je ne fais pas dans l'utile, je fais dans le romanesque

Par jeanphi
jeanphi

A thomer la sogne (27), mi Avril de l'année derniére.

Fonce!
Commence par prendre des licences à la journée, 1 tour, tranquilou. Tu verra bien aprés. Il faut s'habituer au réglements. C'st déja pas mal.

jeanphi


Dernier commentaire

Par thierry
thierry

Salut
J'ai debute l'enduro en 1999 et j'ai fait ma premiere course en ligue de provence en 2000, je te conseille plutot de commencer par une endurance avec une licence a la journee car un enduro pour commencer je trouve ca assez dur car en ligue 3 tu fais deux tours et certaines fois, c'est assez dur physiquement. Si tu dois commencer cette annee, je te conseille l'enduro ou l'endurance de saint marcel d'ardeche(paysage magnifique, parcours technique mais faisable meme pour un debutant), l'enduro de mazan et aussi leur endurance (normal c'est mon club).
Bonne saison car pour moi c'est fini je me suis gravement blesse en fin de saison.

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