Essai Triumph Thunderbird 1600 modèle 2010

Disparu du catalogue il y a quelques années, l'oiseau du tonnerre renaît sous les traits d'un custom aussi étonnant que détonnant

Par Emoto

Disparu du catalogue il y a quelques années, l'oiseau du tonnerre renaît sous les traits d'un custom. Adieu donc le roadster T-Bird qui avait terminé sa carrière par une version Sport avant l'arrivée de l'injection au coeur des moteurs de la marque anglaise. Le nouveau Triumph Thunderbird 1600 n'est plus un roadster mais un custom au comportement étonnant, voire même détonnant, dans la catégorie. En effet, le Thunderbird ne se conduit pas, il se pilote avec une facilité incroyable.

Vous connaissez le Speedmaster ou l'America, deux customs signés Triumph animés par le moteur de la Bonneville calé à 270° ? Oubliez tout ! Si la cylindrée du Triumph Thunderbird est à mi chemin entre ces machines et la Rocket III, c'est vers cette dernière que la Thunderbird fait de l'oeil malgré son architecture moteur très différente. Au coeur de la Thunderbird se trouve un bicylindre vertical parallèle de 1597cm3 à refroidissement liquide, double arbre à cames en tête et calé à 270°C. Un peu comme le Speedmaster mais avec une cylindrée qui fait le double et un refroidissement liquide. La puissance maximale de 86ch à 4850tr/min ne semble pas ébouriffante, mais le couple de 14.6mkg à 2750tr/min l'est par contre beaucoup plus.

Le Thunderbird 1600 apporte une réponse instantanée à la rotation de la poignée dès 1500tr/min, son inertie réduite fait que ce moteur accepte d'être sollicité sans ménagement pour une conduit très incisive. La transmission secondaire par courroie ne gâche pas le plaisir et réduira l'entretien. L'accélération et les reprises sont accompagnées d'une sonorité sourde, aucun aigu ne vient perturber l'ambiance sonore, même pas un cliquetis. C'est étonnant et même le bruit du vent ne parvient pas à couvrir ce son qui nous accompagne à chaque relance. Outre son moteur, la Triumph se distingue aussi par sa boîte de vitesses dans le monde des customs. Celle-ci permet de passer les 6 rapports à la volée, à la montée comme à la descente avec une rapidité qu'on trouve généralement sur un roadster...

Mais le plus étonnant ne se cache pas au coeur du moteur ! C'est sur la partie-cycle que le Thunderbird apporte une expérience de conduite totalement nouvelle dans la catégorie. Tout d'abord, le cadre et les suspensions bien réglées favorisent une attaque de chaque instant. C'est surprenant sur un custom, mais la fourche travaille efficacement comme sur un roadster et l'arrière se montre assez ferme pour tout encaisser ou presque. On perd certes un peu en confort, mais la tenue de route est incroyablement précise dans la catégorie, même les grandes courbes au revêtement douteux se passent à vive allure. En ajoutant à ceci que les repose-pieds sont suffisamment hauts pour ne pas toucher trop facilement, on roule à une moyenne très élevée avec ce cruiser !

Autre point remarquable, le freinage. Le Thunderbird se pilote comme un roadster : on freine fort avec le puissant frein avant et sollicite peu l'arrière qui est d'ailleurs très peu mordant. L'ensemble cadre, fourche et frein avant, permet des freinages appuyés que de très rares customs sont capables d'encaisser sans risque de bloquer la roue. Toutefois, la Thunderbird est équipée de l'ABS pour parer d'éventuels blocages, un attribut sécurisant sous la pluie avec cette position de conduite qui limite les appuis sur l'avant.

Le moteur explosif, le châssis au comportement de roadster et le frein avant sportif mettent à mal le confort du pilote littéralement accrocher au guidon quand le rythme augmente. Outre sa largeur qui écarte les bras, le phare chromé de type «bullet» placé très bas (qui reflète joliment le ciel) et l'absence de tableau de bord, n'offrent aucune protection. Rien ne vient dévier le vent, alors si pour vous rouler à moto rime avec un grand bol d'air, ce Thunderbird fera sans aucun doute l'affaire ! L'avantage est de limiter par la résistance physique du pilote, la vitesse adoptée au guidon. En dehors de cette caractéristique, l'assise est plutôt agréable qu'on roule en mode tourisme ou en mode sportif et les commandes sont bien placées pour allier plaisir de conduite et confort général sur ce cruiser. De son côté, le passager installé sur une selle un peu étroite, devra se tenir au pilote.

essai Triumph Thunderbird 1600 modèle 2010
Essai Triumph Thunderbird 1600 modèle 2010

Bilan

Ce Triumph Thunderbird 1600 apparaît comme un roadster déguisé en cruiser, une machine à faire défiler les paysages dans un train d'enfer, un gros cruiser qui n'attend que vous pour commencer la partie, une machine qui allie l'esthétisme d'un custom et le pilotage d'un roadster, si on fait abstraction de la position bien évidemment.

Triumph n'est pas tombé dans la copie de V-Twin, ce Thunderbird est une machine à part qui sait avec son architecture moteur singulière se démarquer esthétiquement et une fois en route, délivre une expérience de conduite incomparable : on reste dans l'excentricité «so british», tout va donc pour le mieux !

Par Emoto

On aime bien

  • Moteur trs vif et sonore
  • Partie cycle dynamique
  • Freinage puissant avec ABS

On aime moins

  • Pas la moindre protection
  • Place pour le passager
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Les données techniques et tarifs peuvent changer sans préavis. Vous trouverez des informations complémentaires ainsi que le dernier tarif sur le site officiel.

Photos Triumph Thunderbird 1600 modèle 2010

Fond d'écran

fond d'écran Triumph Thunderbird 1600 modèle 2010

Dimensions 1024x768 1280x1024 800x600