Essai Harley-Davidson Street Glide modèle 2007 par Jean-Michel Lainé

Essai Harley-Davidson Street Glide modèle 2007

L'essentiel du Touring à l'américaine avec le nouveau V-Twin 96 cubic inches, souplesse, couple, musique et grandes virées
Par Jean-Michel Lainé

La Street Glide, c'est l'essentiel de la gamme Touring sans fioriture, juste ce qu'il faut pour tailler la route bien installé, emporté par le «Twin Cam 96» (96 cubic inches) apparu en fin d'année 2006 pour remplacer le Twin Cam 88.

Les gammes Softail, Dyna et Touring 2007 adoptent toutes ce V-Twin de 1584cm3 à 4 soupapes et la nouvelle boite de vitesses à 6 rapports avec ses pignons hélicoïdaux. Le gros bicylindre propose plus de couple et une souplesse importante malgré un régime moteur revu à la baisse en rythme de croisière depuis ce nouvel étagement des vitesses.

Si le régime maximal est fixé à 5500tr/min, ce n'est pas là qu'on profitera le plus de l'agrément du moteur, mais aux alentours de 2500 ou 3000tr/min qui autorisent une vitesse de croisière très correcte sur le dernier rapport. Un petit «6» s'éclaire en vert sur le tableau de bord lorsque ce dernier rapport est engagé.

Avec sa plage d'utilisation importante, on peut facilement rester sur ce sixième rapport et parcourir la campagne sans avoir besoin de changer de vitesse. On y gagne en confort de conduite et les mélomanes apprécieront le regain de voix que propose ce nouveau V-Twin de 1584cm3. Si vous trouviez les 88 un peu aphone, le 96 devrait vous combler ( 90db à 2725 tr/min).

Pour augmenter l'agrément de conduite, on peut faire confiance à la suspension oléopneumatique qui absorbe tout et donne l'impression de survoler la route avec des mouvements tout en souplesse. Les Touring n'étant pas là pour faire tomber les chronos, on roule à un rythme correct avec un confort remarquable et des sensations uniques.

Les freins sont largement suffisants pour cette utilisation, le couple moteur et le frein arrière permettent de faire face à la plupart des situations. En cas d'urgence, le frein avant fermement serré viendra compléter le travail.

Mais le coté dynamique ne fait pas tout le charme de la Sreet Glide avec sa ligne «essentielle» dans la gamme Touring. Certes, le large carénage sur la fourche surmonté de son petit déflecteur protège très correctement le buste du pilote, mais il participe énormément à la ligne générale par son volume. A l'avant, il englobe un tableau de bord ultra complet (nous y reviendrons), des rétroviseurs parfaitement intégrés et utilisables, et fait ressortir la finesse de l'arrière de la machine.

Cet arrière très bas est affiné par une selle passager moins épaisse que sur l'Electra Glide par exemple. On y trouve de part et d'autre, deux sacoches rigides aux couleurs de la machine, fermant à clé, parfaitement étanches et de bonne contenance. Elles ne sont pas assez larges pour y ranger un casque, mais le volume important permet d'emporter tout son bazar pour un week-end sans aucun souci.

En selle une fois l'alarme main libre enlevée, l'impressionnant tableau de bord renferme une prise allume-cigare et nous donne une foultitude d'informations à travers ses afficheurs ronds à aiguille cerclés de chrome. La nuit le «cockpit» prend une autre dimension avec son éclairage fin qui ne gêne pas la conduite et reste parfaitement lisible.

En dehors du petit afficheur numérique pour le kilométrage total et les deux partiels, les aiguilles nous indiquent la quantité d'essence restante, la vitesse de croisière, le régime moteur, la pression d'huile, la température extérieure et la tension de la batterie.Les témoins (neutre, feux de route, sixième rapport etc.) invisibles lorsqu'ils sont éteints, sont dissimulés en bas du tableau de bord et dans le fond du tachymètre ou du compte-tours.

Au beau milieu de tout ceci, trône le «motoradio» CD/RDS signé Harman Kardon pour écouter sa radio ou son CD préféré au fil des kilomètres. En option, il permet même d'accueillir le téléphone, l'intercom et la navigation GPS. Il faut reconnaître que rouler en musique change toute la perception qu'on a de la route d'autant que le volume sonore s'adapte automatiquement au bruit ambiant (vent, sonorité émise par le moteur etc.) et que la qualité sonore est très correcte.

Les commandes sont accessibles avec un bouton à trois positions (haut, bas, appuyé) de part et d'autre du guidon : d'un coté on augmente ou diminue le volume moyen et de l'autre on change les stations ou la plage du CD selon ce qu'on est en train d'écouter. Le changement CD/Radio se fait aussi d'une pression du pouce sur ce même bouton au guidon. Pour filer nez au vent en toute insouciance avec son morceau préféré en fond sonore, rien de tel.

L'évasion est le maître mot de cette monture. Elle incite à partir se promener, les sacoches ne demandent qu'à être remplies pour prendre la route et avaler les kilomètres sur cette Street Glide qui ne manque pas de charme sans pour autant sacrifier le confort.

Même si cette Harley-Davidson équipée de son V-Twin de 1584cm3 autorise des vitesses très élevées, on en profitera réellement que lors de grandes escapades à une vitesse raisonnable et raisonnée. Avaler des kilomètres ne lui fait pas peur et le pilote agréablement assis et correctement protégé ne devrait pas réclamer de pause entre deux pleins d'essence qui peuvent être facilement espacés de 250km.

Malgré la cylindrée affichée, le Twin Cam 96 ne consomme pas vraiment plus que l'ancien bloc moteur 88. Même si la cylindrée est plus importante, le régime de croisière semble plus bas au final, le sixième rapport n'y est certainement pas étranger. Du coup, on tombe facilement à presque 6.5 litres aux 100km.

Bilan

La Harley-Davidson Sreet Glide devrait satisfaire les amateurs de grandes balades au guidon de machines qui sortent du lot avec un bon confort général et qui peuvent même faire tourner les têtes sans pour autant être «too much» : Une sorte de compromis idéal entre tourisme et tradition motocycliste américaine.

La Street Glide est disponible à partir de 22695€ (janvier 2007) en de nombreux coloris dont deux noirs - Vivid Black (essai) et Black Pearl, deux bleus - Deep Cobalt Pearl et Pacific Blue Denim, un bordeaux - Black Cherry Pearl, et un gris - Pewter Denim.

Par Jean-Michel Lainé

Les données techniques et tarifs peuvent changer sans préavis. Vous trouverez des informations complémentaires ainsi que le dernier tarif sur le site officiel.

Photos Essai Harley-Davidson Street Glide modèle 2007

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