
Essai Norton Atlas, 5 points à retenir
La deuxième moto lancée par la marque pour son retour est l'Atlas, un trail de moyenne cylindrée avec un équipement pléthorique et une électronique de pointe. Voici 5 points à retenir de cet essai de la Norton Atlas qui arrive sur nos routes hexagonales.
Norton, une marque anglaise qui a forgé son histoire il y a fort longtemps, revient sur le devant de la scène avec un deuxième modèle après la Manx R essayée récemment. Cette fois-ci nous voilà dans l'univers des trails de moyenne cylindrée, bien loin des performances dévoilées par la sportive qui avait initiée le renouveau de la marque. C'est un trail plus routier que TT de l'aveu même de la marque même si des pistes ne lui font pas peur, certainement pas une machine pour du tout-terrain engagé. Voilà 5 points à retenir de ce premier essai de la Norton Atlas sur la route ainsi que sur les pistes.
Freinage ByBre
Se présentant comme une marque premium, on ne s'attendait évidemment pas à trouver un freinage ByBre sur cette Atlas. La Manx R fait d'ailleurs confiance à Brembo. Ok ce ne sont pas les mêmes performances mais tout de même. La Norton Atlas se contente donc de ByBre avec une prise de levier franche mais un manque de mordant sur la durée. Il faut franchement serrer le levier (réglable en écartement) même si le freinage est très correct au final. On n'a pas la finesse d'un levier qu'on peut utiliser d'un ou deux doigts sans forcer.

Electronique à outrance
L'électronique est partout sur ce trail Atlas qui se distingue sur ce plan de la concurrence généralement moins bien achalandée dans ces cylindrées. La preuve en est avec ce tableau qui montre le détail de tous les modes de conduite auxquels il faut ajouter les paramètres possibles de toutes les aides à la conduite qui utilisent la centrale inertielle. Il y a de quoi y passer du temps pour tout régler comme on le souhaite et le fait est que ça change pas mal la perception de la moto avec par exemple un contrôle de traction un petit peu trop intrusif si on ne l'ajuste pas à sa guise.

Bicylindre de 585 cm3
On rêvait d'une Atlas V4, qui arrivera peut-être si on en croit les bruits qui courent, mais pour l'heure il faut se contenter d'un L2 avec ce bicylindre en ligne de 585 cm3, presque 600. Il est calé à 270 degrés ce qui n'est pas original, par contre sa cylindrée l'est puisqu'elle se situe entre les 450 qui ont le vent en poupe en ce moment et les 700 des stars de la catégorie. Fort de 70 chevaux à 9300 tr/min, il est surtout intéressant pour sa large plage de disponibilité entre 5000 et 9000 tr/min en gros. On regrette évidemment les innombrables à-coups autour des 4000 tr/min qu'on peut imputer à l'électronique, la garde de la poignée des gaz ou peut-être au contrôle de traction. C'est difficile à dire, mais la disponibilité de ce petit bicylindre est agréable à défaut d'être pétillant. C'est parfait pour une bonne motricité.

Son et lumière
Si la sonorité de la machine est plutôt réussie, elle est complétée par des possibilités d'éclairages incroyables avec ses feux à LED, ses projecteurs de virage, etc. Il y a même un petit éclairage pour voir où on place la béquille sur cette version APEX et la possibilité de régler les phares d'accompagnement, de stationnement, etc. Tout ceci se fait avec le tableau de bord tactile de 8 pouces. Etonnant.

Pare-brise réglable
Au pays du premium, on rêvait d'un pare-brise réglable aisément. Il l'est... à condition d'utiliser ses deux mains pour manipuler les deux manettes à la fois. On ne peut pas l'ajuster en hauteur d'une seule main ce qui est bien dommage. Les systèmes de réglages ne manquent pourtant pas sans pour autant utiliser un système électrique. Cela fait partie des petites choses d'ergonomie qu'on regrette lorsqu'on prend le guidon de cette Norton Atlas. Ce sera peut-être pour la version GT.

Pour en savoir bien davantage, retrouvez notre essai de la Norton Atlas dans la rubriques Essais.
. Fondateur de emoto.com et journaliste essayeur, passionné par la moto, l'auto et tout ce qui a un moteur en règle générale. J'ai commencé sur Internet en 1996 avant la presse écrite à partir de 2010, la télévision dès 2012 puis la radio en 2020.