Essai Suzuki GSR 600 modèle 2006 par Jean-Michel Lainé - Photos Fabrice Berry et Lionel Beylot

Essai Suzuki GSR 600 modèle 2006

Longtemps attendue, la voici enfin bientôt en concession : le roadster sportif de Suzuki avec un moteur proche de la GSXR est là !
Par Jean-Michel Lainé - Photos Fabrice Berry et Lionel Beylot

Face à la concurrence sur le créneau des roadsters sportifs, Suzuki réagit en proposant la GSR 600. Avec un dessin reprenant de véritables morceaux de B-King, cette étude de style qui ne sera certainement jamais produite mais qui fait tant parler d'elle, et un moteur proche de la GSXR, la marque signe une entrée remarquée sur le segment.

Rendez-vous est pris dans le Var pour faire les premiers tours de roues au guidon de la nouveauté de cette fin d'année. Malheureusement, le mauvais temps avait lui aussi pris rendez-vous sur la côte : déluge, bourrasques, chaussées inondées par endroits et route enneigée dans les gorges du Verdon et les plateaux alentour ont eu raison de notre détermination au milieu de l'après-midi.

Commençons par le coeur de la GSR : son moteur . Un oeil sur le compte tours annonce la couleur : la zone rouge est placée à 14000tr/min, il devrait y avoir du sport avec ce 600, un 4 cylindres qui annonce 98cv à 12000tr/min et 6.6mKg de couple à 9600 tours. Un départ sur un grand axe permet d'avoir une idée de sa vivacité passés les 8000tr/min.

Sur la GSR, le couple a été favorisé en apportant quelques petits changements sur le bloc de la GSXR au niveau des arbres à cames et de l'injection. Dans ce but de disponibilité en bas, 3 dents sont venues compléter la couronne pour favoriser la reprise et un comportement plus typé «roadster».

Dans ces conditions météorologiques, une chose a été bien appréciée : la souplesse du moteur. Sur la neige à 2000tr/min sur le quatrième rapport, on évolue tout en finesse sans toucher à l'embrayage, seule la poignée des gaz est utilisée pour ajuster le régime moteur au millimètre selon le relief. Sur les routes détrempées, la bonne linéarité et le couple en bas permettent de rouler en confiance très facilement.

Au niveau de la partie cycle, une chose se fait sentir dès les premiers mètres : la maniabilité. Avec une position relativement droite, un guidon assez haut et large, on applique très facilement la force nécessaire sans pour autant être en appui sur les poignets. Ainsi, évoluer lentement est facile et naturel. Pour autant en roulant normalement, l'avant s'est montré rassurant et précis dans ces conditions difficiles.

En attaquant la montagne sur des routes au revêtement parfois bosselé, souvent couvert de boue ou de neige, les surprises ont été nombreuses au détour d'un virage sauf pour la moto qui encaissait tout sans broncher.Pour adapter la machine à sa morphologie et sa conduite, la fourche est réglable en précontrainte tout comme l'amortisseur qui est pour sa part également réglable en détente.

Dernier point remarquable sur le coté dynamique, le freinage avant qui fait appel à deux disques de 310mm avec deux étriers 4 pistons est d'une facilité d'usage étonnante sous ce déluge. Pas de blocage sur une surprise, même l'arrière a été parfaitement dosable. Bref, cela freine bien et surtout, cela s'utilise facilement dans ces conditions.

Esthétiquement, la machine est plutôt flatteuse. La grande selle bi-ton reprend le coloris alu des éléments du réservoir qui contiennent les clignotants. Le large réservoir et le dessin de la coque arrière donnent à l'ensemble un volume généreux. On notera au passage les clignotants avant et arrière qui, pour une fois, font partie de la machine et ne semblent pas rajoutés à la fin parce qu'il en fallait, comme sur tant de motos. Une belle démarche de la part de la marque japonaise.

Pour le confort au quotidien, un emplacement sous la selle permet d'accueillir un U. Le tableau de bord est complet et intègre notamment une jauge, un témoin de réserve, une montre et même un indicateur de rapport engagé. En un clin d'oeil, on sait sur quel rapport on se trouve : pratique. Pour le passager, une poignée est à sa disposition et la selle (non testée) paraît assez accueillante.

Bilan

Pour son lancement, la Suzuki GSR 600 est disponible en concession mi décembre au prix de 6899€ en version 98 ou 34cv au choix et dans les quatre coloris du catalogue noir mat (Mettalic Mat Black), gris (Metallic Oort Gray), bleu (Candy Indy Blue) et rouge (Marble Erakis Red).

Pour les indécis, il n'y a pas de temps à perdre, après ce prix de lancement exceptionnel, son tarif passera à 7199€. La Suzuki GSR fait 98 chevaux en version libre, le moteur n'étant pas bridé. La version 34cv est disponible dès le lancement.

Par Jean-Michel Lainé - Photos Fabrice Berry et Lionel Beylot

Les données techniques et tarifs peuvent changer sans préavis. Vous trouverez des informations complémentaires ainsi que le dernier tarif sur le site officiel.

Photos Essai Suzuki GSR 600 modèle 2006

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