Honda lance sa première moto électrique accessible avec un permis A2. Après quelques scooters électriques, la marque japonaise se lance sur le marché de la moto électrique avec un premier roadster, la WN7. Une première moto pensée pour un usage quotidien.
Essai Honda WN7
Cette Honda est unique à plus d'un titre, et pas seulement parce que c'est une moto électrique. C'est la seule Honda sans cadre puisque le bloc de batterie est porteur, et c'est la seule avec une transmission par courroie pour éviter les bruits mécaniques d'une chaine. Ce roadster accessible avec un permis A2 ou A1 (la version 15 ch est disponible) est présenté comme une équivalence à la Hornet 750 en termes de performances, voire même mieux sur certains aspects, mais c'est aussi une petite machine qui ravira ceux qui apprécient les gabarits raisonnables pour un usage urbain. Evidemment, Honda ne destine pas sa WN7 qu'à la ville mais on va voir avec cet essai que c'est quand même dans ce contexte qu'elle est la plus à son aide.
Un châssis très particulier
Pour sa première moto électrique sur le marché européen, Honda présente une architecture inédite. L'imposant bloc de batterie qui se place là où on trouverait le moteur d'une thermique, est porteur c'est-à-dire que tout vient se greffer dessus. Le moteur à refroidissement liquide (la batterie ne l'est pas) est derrière non loin de l'axe de bras oscillant. C'est un monobras qui laisse apparaître une jolie jante d'un côté et de l'autre, une transmission par courroie. Cette transmission finale est certainement dictée par la réduction des bruits mécaniques puisqu'en l'absence de bruit moteur, on entend tous les autres dont celui d'une chaine. Avec la courroie, il n'y a donc pas ce bruit. D'ailleurs Honda nous dit qu'on entend que le bruit du vent, c'est presque vrai à part le sifflement caractéristique des motorisations électriques. Le patronyme de WN7 reprend l'idée du bruit du vent puisque W signifie Wind (vent, en anglais), N signifie Naked puisque c'est un roadster et 7 parce que c'est le niveau de performance qui est proche de celui d'une Hornet 750.
Batterie porteuse qui prend presque toute la place à l'avant
C'est une petite moto qui se distingue surtout par son étroitesse. Son gabarit très fin semble assez proche d'une 125 à la prise en mains alors que ses dimensions sont proches d'une Hornet 750 sauf pour la largeur donc. Elle pèse toutefois 217 kg avec les pleins (pas d'essence évidemment, mais de liquides de refroidissement, etc.). La trappe pour la prise CCS2 / Type 2 est au-dessus de la batterie et remplit presque toute la largeur de la moto. Sous la selle, se trouve le chargeur embarqué (il occupe tout l'espace) puisqu'il suffit d'avoir un câble pour recharger cette moto, celui d'une station de charge rapide par exemple ou celui pour se brancher à la maison sur une prise classique fourni avec la moto. Si vous avez une box murale, il faudra acheter le câble. Le guidon est un peu large mais pas trop, on a le buste légèrement en avant et le fondement à la dure sur cette selle trop étroite, trop ferme et avec des arrêtes marquées. On est fort heureusement sur une machine urbaine, donc cela conviendra pour les petites distances. Le plus intéressant est le mode d'emploi de cette moto.
Prise de recharge rapide CCS2 Type 2Chargeur embarqué sous la selle
Article réservé aux abonnés
Envie de découvrir la suite ?
Il reste 74% de cet essai réservé aux abonnés
Vous n'êtes pas encore abonné ? Découvrez la suite de cet essai et tous les avantages de votre abonnement à partir de 3,25 €/mois