Le Monster poursuit sa carrière avec le moteur V2 qu'on connait déjà sur d'autres modèles. Il vient animer la nouvelle génération de Monster. Nouveau moteur, nouvelles performances, nouveau design et nouvel équipement pour cet essai Ducati Monster 2026.
Essai Ducati Monster 2026
La 5e génération de Monster entre en scène en 2026. Ce modèle dévoilé au salon de Cologne en 1992 est entré dans la légende en initiant la grande famille de ce qu'on appelle aujourd'hui les Roadsters. Avant, les motos sans carénage s'appelaient des Basiques. Arrivé sur nos routes en 1993, il Mostro comme on l'appelait à l'époque, a été un énorme succès et représenta jusqu'à la moitié des ventes de Ducati. Cette machine sauva la marque, ni plus ni moins. On prend ainsi le guidon d'une légende lors de cet essai de la Ducati Monster 2026 équipée du bicylindre dit V2 qu'on connaît déjà au coeur de la Multistrada V2, de la Panigale V2 ou encore de la Streefighter V2. Même s'il va partager l'affiche de la famille Roadster avec ce dernier, le Monster a des performances qui lui sont propres et un gabarit singulier pour s'affirmer.
Docile et explosif avec l'admission variable
On avait découvert le moteur V2 sur la Multistrada. Il n'est pas davantage V2 que les précédentes générations mais cette appellation distingue maintenant la gamme V2 de la gamme V4. Le bicylindre est ouvert à 90 degrés comme toujours chez la firme de Bologne. En revanche, la distribution desmodromique passe à la trappe et laisse la place à une admission variable. En dehors de permettre au bloc de passer la norme Euro5+ sans encombre, ce système offre un caractère bien trempé à notre Monster malgré de moindres performances sur le papier si on compare avec les autres V2. Le Monster affiche 9 chevaux de moins et 7 kg de plus sur la balance face à la Streetfighter V2 qui est à la fois plus légère et plus puissante, mais la prise en mains est très différente aussi. C'est un tout autre état d'esprit au guidon de ce Monster allégé de 4 kg par rapport à la précédente mouture.
Moteur bicylindre dit V2 installé dans la Monster
Avec son système d'admission variable, ce bicylindre qui est passé de 937 à 890 cm3 offre une belle souplesse aux bas régimes. Reprendre à 2000 ou 2500 tr/min n'est pas un problème, c'est tout-à-fait possible avec une certaine onctuosité à la remise des gaz. Ce n'est évidemment pas à ce régime qu'on va se faire catapulter, mais il ne cogne pas. Il n'est ni rugueux ni brutal à ces régimes. C'est vraiment pratique lorsqu'on débute (le Monster est compatible avec le permis A2) ou tout simplement lorsqu'on traverse une ville. Tout ceci est joli, mais on n'achète pas une moto avec un nom aussi illustre pour papillonner. Pour avoir une réponse vaillante et vive, il faut passer un cap entre 6-7000 tr/min. Dès que cette barrière est passée, le moteur prend des tours et répond à la moindre sollicitation, c'est un tout autre univers qui s'offre à nous. La sportivité est au rendez-vous au-delà de ce palier, c'est un régal qui n'est pas gâché par la sélection. Celle-ci est parfaite et le shifter fonctionne réellement bien.
Côté gauche du moteur V2 avec le point d'encrage de l'amortisseur et le shifter de série
4 modes de conduite sont disponibles et paramétrables dans les menus du tableau de bord. On peut régler la réponse du moteur et le frein moteur concernant le bicylindre de 890 cm3, ainsi que le niveau d'intervention de l'ABS et du contrôle de traction en courbe l'un et l'autre. Avec le déluge qu'on a pris sur la tête toute la journée de notre essai du Ducati Monster 2026 et la route couverte de boue à de nombreux endroits, je peux affirmer que ces assistances interviennent aussi discrètement qu'efficacement, mais on reviendra sur l'équipement plus tard.
Différents affichages du tableau de bord notamment des réglages
Article réservé aux abonnés
Envie de découvrir la suite ?
Il reste 70% de cet essai réservé aux abonnés
Vous n'êtes pas encore abonné ? Découvrez la suite de cet essai et tous les avantages de votre abonnement à partir de 3,25 €/mois