Essai Ducati Hypermotard V2, 5 points à retenir

Par Jean-Michel Lainé le .

L'Hypermotard passe au V2, plus précisément au moteur de 890 cm3 que Ducati nomme V2 sur chaque moto qu'il anime désormais. La marque en profite pour faire un travail important sur sa machine. 5 points à retenir de cet essai de la Ducati Hypermotard V2.

Essai Ducati Hypermotard V2 SP, 5 points à retenir

La Ducati Hypermotard est la machine la plus performante de la gamme V2 sur le papier, même un tout petit peu plus que la Panigale et la Streetfighter. Alors forcément, quand on l'a vu arriver avec une puissance en baisse, on ne s'est pas enflammé même si Ducati annonce un poids moindre. Elle a conservé le principal : son caractère très joueur qui fait qu'on lui pardonne ses défauts, parce qu'au fond cette Hypermot' est la définition de la moto qui ne sert à rien à part avoir la banane sous le casque. C'est déjà pas mal. Que retenir de cet essai de la Ducati Hypermotard V2 ? Voici 5 points intéressants.

Ohlins pour la SP

C'est la version SP qu'on a essayée, pas la standard. La SP a des jantes forgées, un freinage M50 ainsi qu'une fourche et un amortisseur Ohlins. Au guidon de cette moto hyper vive et réactive, il faut réellement prendre le temps d'ajuster ces éléments à son poids et à son pilotage parce que ça change du tout au tout. Une fois réglés, ces éléments offrent une grande qualité de guidage, c'est toujours précis, toujours réactif aussi mais la géométrie de la moto y est pour beaucoup. Sur un circuit c'est en tous les cas très efficace.

Amortisseur Ohlins sur le SP entièrement réglable, comme pour la fourche

Moteur V2 sur l'Hypermotard

Il n'est pas plus V2 que le précédent qu'il remplace mais c'est une dénomination qui permet de bien distinguer la gamme V4 de la gamme V2 plus petite en cylindrée. Celle-ci est d'ailleurs passée de 937 à 890 cm3 avec une perte de puissance par la même occasion. Il reste 120,4 chevaux, comme la Panigale et la Streetfighter qui sont à 120 chevaux. Ce moteur a la particularité d'avoir une plage d'utilisation très ample avec beaucoup de couple dès 4000 tr/min et une puissance maxi à 10750 tr/min. Concrètement, on l'utilise à partir de 5000 tr/min pour avoir de bonnes reprises et on tire les rapports jusqu'au rupteur sans hésiter. C'est là que le moteur donne le meilleur et que cette machine est très joueuse.

Moteur V2 de 890 cm3 avec les mêmes performances que la Panigale V2

Ergonomie bien pensée

Pour de bonnes performances, il ne suffit pas d'avoir un bon moteur et un bon châssis. Si piloter la moto est une punition, on n'ira pas vite. Ducati soigne sa selle un peu plus étroite sur l'avant pour plus facilement poser les pieds au sol et d'une seule pièce pour pourvoir avancer ou reculer librement, ainsi que la position au guidon avec notamment cette forme de réservoir qui permet de parfaitement tenir la moto entre les cuisses. C'est très efficace mais il n'en reste pas moins que cette moto est haute et le guidon large. Elle tombe littéralement dans les virages et sa réactivité ne tient qu'à un fil ou plutôt à un petit mouvement sur ce guidon très large. Il y a un vrai mode d'emploi.

Réservoir à la forme très particulière qui laisse passer les genoux sans trop écarter

Electronique pour tout

On connait l'électronique de Ducati, elle est riche et assez facile à utiliser pour pouvoir tout régler comme on le souhaite qu'on soit débutant ou expert. Contrôle de traction, ABS déconnectable (à l'arrière), anti wheeling, frein moteur, etc. pas mal de choses s'ajustent dans les menus. Cette électronique fonctionne bien et intervient finement sans trop de brutalité. On peut donc affiner ses réglages tranquillement ou profiter des modes préréglés mis à disposition par Ducati. Utile ou pas, à chacun de se faire son avis mais cette électronique est efficace.

Tableau de bord avec différents réglages possibles

Monocoque et treillis

La partie avant est confiée à un cadre monocoque alors que l'arrière reste fidèle à un cadre treillis comme on l'associe souvent à Ducati. Esthétiquement, il faut reconnaitre que c'est sympa d'avoir laisser ce bout de cadre treillis apparaitre surtout avec cette finition rouge. L'ensemble est ultra rigide ce qui participe à la vivacité de cette moto résolument sportive et qu'il faut prendre le temps de régler. Si vous êtes fan de Ducati, n'ayez crainte le cadre monocoque ne se voit pas.

Treillis conservé pour la boucle arrière, le monocoque est à l'avant

Pour en savoir davantage, retrouvez notre essai Ducati Hypermotard V2 dans la rubrique Essais.

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