La grande GX va devoir composer avec une petite soeur. Cet essai de la Suzuki SV 7GX révèle une étonnante machine par rapport à ce qu'on imaginait. Il faut dire que la base n'est pas nouvelle, mais cette moto taillée pour le voyage a de quoi surprendre.
Essai Suzuki SV 7GX
Chez Suzuki au rayon Sport-GT, on trouve la GT mais aussi la GX plus dans l'air du temps, toutes deux basées sur la GSXS 1000. La GSXS 1000 GX transmet à notre SV 7GX certains de ses gènes mais pas tous d'autant plus que comme son nom l'indique, la 7GX repose sur une base différente et bien connue, celle de la SV 650. L'antique bicylindre en V connait toutefois quelques évolutions pour ses nouvelles fonctions et surtout passer les nouvelles normes. Alors cet essai de la 7GX n'est pas celui d'une SV déguisée puisque si la base est la même, la réalisation est différente.
Un moteur inoxydable reprend du service
Le bicylindre en V n'est pas nouveau puisque sa première génération était à carburateur, c'était en 1999, il y a presque 30 ans. L'injection est arrivée en 2003 sur ce moteur qui n'a eu de cesse d'animer les SV et Gladius chez Suzuki. C'est dire si on peut faire confiance à sa fiabilité tellement il a été éprouvé. Pour son retour en 2026 au coeur de la SV 7 GX, il est bien sûr à la norme Euro5+ mais ce n'est pas le seul changement. L'admission qui était commandée par un système mécanique pour être la même sur chaque cylindre, est maintenant désolidarisée d'un cylindre à l'autre. De plus, on a maintenant une commande des gaz par l'électronique, adieu le câble. A la conduite, cette commande toute nouvelle ne souffre d'aucune irrégularité, la réponse est fine et parfaite à la rotation de la poignée.
Moteur de la SV 650 mais en Euro5+ avec une belle disponibilité
Ce moteur qu'on connait depuis des lustres étonne encore surtout face à la concurrence puisque tout le monde ou presque est passé au bicylindre parallèle calé à 270 degrés. Notre bicylindre en V est capable de reprendre à 1500 tr/min en douceur sans cogner, ce qui peut surprendre pour un twin, mais on l'utilise le plus souvent entre 3000 et 7000 tr/min. C'est là qu'il est le plus vif tout en restant assez rond. Il n'est pas spécialement rugueux, il est devenu doux mais réactif malgré tout. Au-delà des 7000 tr/min, il est même capable d'en donner encore un peu là où certaines mécaniques s'essoufflent assez vite en dehors des plages d'utilisations idéales. La nouvelle gestion du moteur est sans doute moins pétillante que les anciennes générations mais elle apporte une large plage d'utilisation et un agrément réussi pour une utilisation polyvalente comme on l'attend de ce type de machine.
Shifter up:down de série
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