La marque anglaise est de retour avec un deuxième modèle. Cette fois-ci c'est un trail capable de s'affranchir de l'asphalte comme on va le voir sur cet essai de la Norton Atlas sur la route et les chemins. Un petit trail ultra technologique pour tous.
Essai Norton Atlas
Une nouvelle marque sur le marché, qu'elle soit nouvelle ou que ce soit une résurrection, est toujours un événement. Norton fait partie de ces marques qui ont façonné l'histoire de la moto mais après une histoire pleine de méandres, forcément, elle est un peu sortie des radars. Alors après la très sportive Manx R animée par un moteur V4 de 1200 cm3, Norton nous propose un trail avec un bicylindre de plus petite cylindrée. Forcément, ça intrigue surtout pour une marque qui se positionne sur le haut de gamme qu'on associe souvent à une cylindrée importante. L'Atlas de notre essai est la finition Apex avec tous les équipements qui sont parfois en option sur la version de base, mais la motorisation est identique et bon nombre d'équipements aussi à commencer par la centrale inertielle.
Petit moteur vaillant
L'Atlas est animée par un moteur bicylindre parallèle de 585 cm3, presque 600, une cylindrée qu'on ne trouve plus beaucoup puisqu'il y a le camp des 450 et celui des 700 de part et d'autre. Par contre, c'est un bicylindre parallèle comme tout le monde ou presque. Il est calé à 270 degrés, double arbre à cames en tête, etc. Tout ce qu'il y a de plus moderne mais il est vrai qu'on est loin de ce qu'on avait rêvé en découvrant le V4 de la Manx. Pour l'Atlas V4, il va falloir patienter. Pour l'heure c'est la Norton Atlas L2 qui nous occupe sur cet essai avec ses 70 chevaux à 9300 tr/min et 57,5 Nm 2000 tours plus bas. Rien d'ébouriffant sur le papier donc mais il est vrai qu'en TT, l'ébouriffant est souvent l'ennemi de la motricité, alors pourquoi pas. La première chose qui surprend, ce sont tous les à-coups autour de 4000 tr/min. La faute à un anti-patinage trop intrusif, à une poignée des gaz sans aucune garde, à un ride-by-wire perfectible ? Peut-être tout à la fois, mais cela se produit même en mode Sport. Le fait est que ce n'est pas super agréable mais quand on met du gaz, on n'y pense plus parce que ça fonctionne bien, c'est plutôt sur des variations d'allures qu'on remarque ça.
La position pour rouler debout est agréable avec mon mètre 83
Le truc est d'avoir une conduite un chouia dynamique parce que c'est là qu'on va profiter de la disponibilité remarquable de ce moteur avec une plage de couple très plate de 5000 à 9000 tr/min. La plage exploitable de 4000 tr/min est large, c'est parfait pour trouver de la motricité sur les pistes avec le mode Enduro enclenché. Ce mode désactive l'ABS à l'arrière et l'anti patinage, on a d'ailleurs bien moins d'à-coups sur la route avec ce mode là. Lorsqu'on alterne les pistes et les routes, changer de mode au guidon de notre Norton Atlas est fastidieux parce qu'on rentre dans le menu, puis on descend pour passer du mode Sport à Enduro. L'interface est peu rapide, alors quand on doit faire le tour complet pour repasser d'Enduro à Sport, ce n'est pas pratique du tout. Pour alterner les petites routes et les pistes, le mieux est de rester sur le mode Enduro. On n'a pas un moteur explosif en mains sur cette Atlas mais un bicylindre très linéaire pour une bonne motricité sur les pistes. La sonorité n'est pas désagréable non plus, alors il faut prendre le temps d'apprivoiser ce petit moteur peu pétillant mais finalement toujours plein.
Moteur bicylindre parallèle de 585 cm3 peu démonstratif mais toujours disponible
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