Le Néo Rétro se nomme Néo Sport chez Kawasaki pour souligner que bien que vintage dans l'esprit, ces machines n'en sont pas moins sportives dans l'âme comme souvent chez les verts. Cet essai de la Kawasaki Z900 RS année 2026 fleure bon la naphtaline.
Essai Kawasaki Z900 RS
Kawasaki comme d'autres marques, surfe sur le vintage qui s'installe dans tous les recoins de nos vies pour proposer des machines qui fleurent bon la naphtaline, au moins par les détails esthétiques qui prennent leurs inspirations sur la fameuse Z1. Pour 2026, on trouve sur cette Kawasaki Z900 RS une selle large, basse et épaisse comme avant, des silencieux chromés de type mégaphone mais aussi, et c'est assez rare pour le souligner, un tableau de bord analogique donc avec des aiguilles et pas une dalle TFT comme chez d'autres. Sur ce plan là, il faut admettre que Kawasaki n'a pas fait de fausse note.
Des performances ajustées
On pourrait penser qu'entre la Z900 et la Z900 RS, tout n'est qu'une question de look mais pas du tout. Le moteur n'affiche pas les mêmes performances et la couronne a une dent de moins sur la RS. Seul le couple est quasiment identique entre ces deux machines. Du côté de la puissance, la RS rend 8 chevaux à la Z900 standard pour un total de 116 chevaux qui semblent largement suffisant pour ce type de moto à l'esprit rétro. Les rapports de boîte sont les mêmes, seule la transmission finale change entre ces deux Kawasaki. Ces petits ajustements sont là pour offrir à la RS un comportement plus tempéré que la Z900 mais l'écart reste tout de même assez faible sur le papier pour les performances comme pour la consommation qui s'établie à 5 L/100km sur la fiche technique mais presque 7 litres en roulage mixte lors de cet essai (6,8 L/100 km précisément).
Moteur identique à la Z900 et la Z900 RS mais pas avec les mêmes performances
Au guidon on retrouve toute la souplesse de ce 4 cylindres qui permet de rouler en 6e à 50 km/h en ronronnant à 2000 tr/min. A ce régime, on peut même repartir tranquillement, donc si vous avez la flemme de passer les rapports, vous pouvez rouler en 6e tout le temps ou presque. Ce serait dommage parce que c'est à partir de 6000 tr/min que le moteur se lâche. Là-haut, le moteur prend des tours (la zone rouge est à 11000) et même s'il y a 8 chevaux de moins que sur la Z900, on retrouve toute la rage qu'on lui connait. Ce qu'on apprécie, c'est aussi la musique qui va accompagner ces envolées avec cet échappement. On peut regretter qu'il n'y ait qu'un unique silencieux à droite et rien à gauche pour le style, mais la sonorité est très réussie. On peut aussi pinailler sur le shifter bien néo pour sa part, qui fonctionne à la montée comme à la descente, mais qui est un peu sec. Il manque un peu de douceur pour accompagner ce moteur bien plein et un peu plus sage, mais pas trop non plus, que sur la Z900 pour rester dans l'esprit rétro. Ce 4 cylindres correspond totalement à ce qu'on attendait connaissant la Z900 et le côté sportif des verts.
Shifter de série sur la RS aussi
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