Essai Indian Chieftain PowerPlus, les points à retenir
Le bagger américain s'offre un moteur à refroidissement liquide, le PowerPlus passé à 112 ci l'an passé. C'est l'occasion de le mettre à l'épreuve d'un test longue durée sur 1000 km. Voici 5 points à retenir de l'essai 1000 km Indian Chieftain PowerPlus.
1000 km offre le loisir de noter pas mal de choses surtout en roulant en ville, sur route et sur autoroute pour mettre cette machine à l'épreuve d'un usage varié et représentatif de monsieur et madame tout le monde. Chez Indian, l'autre bagger avait déjà ce moteur mais dans une plus petite cylindrée. Dorénavant, Chieftain et Challenger partagent le même bloc moteur porté à 112 ci qui développe 122 chevaux et 181 Nm de couple, des performances bien supérieures à ce qu'on avait avec le moteur à refroidissement par air Thunderstroke 116 ci. L'esprit de la moto n'a pas changé, mais avec ce moteur qui est inspiré des courses de baggers aux USA, on a maintenant des performances étonnantes pour la catégorie. Voici 5 points à retenir de notre essai 1000 km Indian Chieftain PowerPlus 112.
Alertes d'angle mort mitigées
L'alerte en elle-même est immanquable. Placée à l'intérieur du rétroviseur, elle est parfaitement visible de jour comme de nuit ce qui n'est pas le cas sur toutes les motos qui proposent cette aide parfois bien pratique. Malheureusement, si un scooter de livreur remonte trop vite par exemple, il passe au travers des mailles du filet et la Chieftain ne déclenche aucune alerte. C'est dommage pour un système de sécurité. S'il s'allume, c'est qu'il y a vraiment quelque chose dans l'angle mort, mais s'il ne s'allume pas cela ne veut pas dire que rien n'arrive pour autant.
Vide-poche trop peu pratique
La tête de fourche est volumineuse mais le vide-poche qu'elle accueille n'est pas pratique. Trop petit, trop étroit, trop profond... trop peu fonctionnel en résumé. On peut y recharger son smartphone en le connectant à la prise USB-A et profiter de la musique une fois la connexion établie avec la moto mais c'est tout. Il n'y a plus de place. Ajouter un ticket de péage est évidemment faisable mais vraiment pas pratique à récupérer. L'idée est bonne mais ne rivalise vraiment pas le grand tiroir qu'on a sur une Street Glide.
Quel moteur sensationnel !
Ce moteur est incroyable, assez souple aux bas régimes et tonitruant dès qu'il prend des tours. Ce n'est plus un moteur longue course, il est plus vif que le Thunderstroke mais sait aussi faire preuve d'une belle rondeur. Si on ajoute à ça le système de raisonnance pour amplifier sa sonorité au guidon, le voyage prend une dimension unique. On peut dire que Indian présente là une motorisation très réussie qui ne trahit pas l'âme d'un bagger tout en ajoutant des performances pour ceux qui aiment imprimer un bon rythme.
Désactivation du cylindre arrière
Voilà une excellente idée. Le cylindre arrière se désactive automatiquement lorsqu'on est arrêté à un feu à condition évidemment d'activer ce paramètre dans les menus du tableau de bord. C'est très discret et évite d'avoir de grosses remontées de chaleur lorsqu'on patiente de longues minutes. C'est sûrement très bien aussi pour la consommation, mais au moins pour le confort en ville c'est un argument bien réel.
Protection au top
La grande tête de fourche soutient un pare-brise à réglage électrique. Force est de constater que la protection sur l'autoroute est d'un très bon niveau. Il suffit de comparer la tête du pare-brise et celle de la visière de mon casque pour voir que la déviation du flux d'air est très réussie. Je ne sais pas s'ils font des tests avec les copains de TopGun mais le résultat est là et relègue la concurrence loin derrière sur ce point précis.
Pour en savoir davantage, retrouvez notre essai 1000 km Indian Chiefain PowerPlus dans la rubrique Essais.