En 2023, BSA revenait après 50 ans de pause avec la Gold Star 650. Elle se décline maintenant dans un style plus contemporain comme on le voit avec cet essai de la BSA Scrambler 650, une machine qui se veut plus polyvalente avec un gros mono vintage.
Essai BSA Scrambler 650
Après 50 années d'absence, la marque revenait il y a 3 ans avec la Gold Star, un nom mythique. Elle se décline désormais en scrambler avec un style plus moderne et plus répandu puisqu'on trouve aussi plus de concurrence. Moins vintage sur le papier, cet essai de la BSA Scrambler 650 apporte son lot de surprises sur la route même si on connait le coeur de la machine, à savoir le mono de la Gold Star 650. Il n'y aura donc pas de surprise sur le moteur si vous le connaissiez déjà puisque le passage à la norme Euro5+ n'a pas changé grand chose aux performances du gros monocylindre de 652 cm3.
45 ch et boîte 5 pour le gros mono
Commençons donc par ce qui est commun entre la Gold Star et le Scrambler 650, le gros monocylindre de 652 cm3. C'est un mono 4 temps à refroidissement liquide et double arbre à cames en tête qu'on connaissait bien il y a presque 25 ans puisqu'il équipait des BMW (gamme G) et des Aprilia (Pegaso par exemple). Ce n'est plus Rotax qui produit ce moteur puisque l'usine a été rachetée par BRP Can-Am et ne produit plus que pour le constructeur canadien, mais Mahindra en Inde. Il est bien évidemment modernisé pour satisfaire à la norme Euro5+ mais propose des performances modestes. Au coeur de la BSA Scrambler, il développe 45 chevaux à 6500 tr/min et 55 Nm à 4000 tr/min, c'est peu mais ça à aussi l'avantage de ne consommer que 4 litres aux 100 km. Ce sont des performances qui vont bien avec l'esprit vintage de ces machines qui n'ont pas pour vocation d'aller taquiner des chronos.
Moteur monocylindre identique à celui de la Gold Star 650
A la mise en route, le gros mono ne vibre pas spécialement et sa sonorité reste discrète. Le gros mono qui fait sauter la moto sur sa béquille, ça n'existe plus, on est plus proche d'un 400 pour l'instant. On prend soin de naviguer entre 4000 et 5000 tr/min parce que c'est là qu'on trouve le gras de ce moteur. Au-delà il ne se passe plus grand chose et ce n'est pas agréable non plus. En-deçà, il est assez souple et permet de descendre dans les tours sans cogner particulièrement et sans crainte d'un coup de piston, mais 4000 est un bon repère. Comme il a un peu d'inertie, on le relance d'un virage à l'autre sans trop monter dans les tours non plus. Comme le moteur n'a pas été conçu hier matin, il est couplé à une boîte à 5 rapports qui est assez ferme à manipuler. La sélection n'est pas discrète même si elle est précise avec un bon mouvement du pied. Forcément, sur ce BSA Scrambler, on attendait un petit supplément d'âme lors de cet essai par rapport à la Gold Star plus pépère dans l'esprit, mais il n'en est rien. C'est exactement le même ressenti et les mêmes performances pour ces deux machines autour du gros mono de 650 cm3.
Echappement unique du côté droit qui soigne la sonorité du gros mono mais n'est pas relevé comme souvent sur les Scrambler
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