Essai Kawasaki Z900 RS, 5 points à retenir
Dans l'univers des Néo Rétro, la Kawasaki Z900 RS maintient le cap. Cette année encore, elle profite des performances d'une base solide qu'est la Z900 tout en ajoutant une pointe de nostalgie inspirée de la Z1. Une recette subtile et finalement efficace.
La gamme néo-rétro chez Kawasaki est menée par la Z900 RS, la plus performante. Elle se base sur la Z900 mais avec l'attirail nécessaire pour la qualifier de rétro. Le style, l'ergonomie ou encore l'équipement sont autant d'éléments qui jouent pour elle dans cet univers qui sent bon la nostalgie. Voici 5 points à retenir de cet essai de la Kawasaki Z900 RS qui nous plonge dans un passé largement remis au goût du jour.
Un amortissement au top
Notre Z900 RS dans sa version SE profite d'un amortisseur Ohlins réglable en précharge, avec une bonbonne séparée, et en détente mais pas en compression. La fourche pour sa part est entièrement réglable. Au guidon, on n'est clairement pas en présence d'un amortissement à l'ancienne, cette machine affiche un comportement de roadster sportif et un ressenti assez ferme par la même occasion. Toute RS qu'elle est, cette Z900 n'incite pas à la balade bucolique même si on pouvait l'imaginer avant de la prendre en main. C'est incisif mais aussi exigeant.
Pratique mais moche
Dans le terme néo-rétro, il y a néo et dans ce terme néo on peut classer la prise USB dont est affublée notre RS. Kawasaki persévère avec cette disgracieuse prise USB fixée au guidon avec un support qui l'est tout autant. Elle est sur tous les modèles de la gamme ou presque. C'est pratique d'avoir une prise de ce type à portée de main mais cet accessoire dénote terriblement sur une machine qui joue sur un style particulièrement soigné inspiré de l'héritage des verts. Pourquoi ça ?
Grande selle à l'ancienne
Qu'elle est jolie cette grande selle à contempler ! Sa forme, sa finition, tout est là pour nous plonger dans l'esprit des motos d'il y a une trentaine d'années. Et ça fonctionne jusqu'à ce qu'on pose ses fesses dessus. On découvre alors une selle ferme loin de l'image qu'elle offrait. Au fil des kilomètres, c'est un peu une déception parce que c'est une machine avec laquelle on se voit enrouler tranquillement en profitant de l'ambiance, mais cette selle est contrariante.
Musique maestro !
L'échappement 4 en 1 avec son silencieux de type mégaphone est réussi. Evidemment, on aurait aimé un silencieux de chaque côté parce que c'était souvent comme ça avant, mais celui-ci est réussi. On ne peut pas non plus lui enlever une qualité, celle d'offrir une sonorité des plus réussie. Chaque ouverture des gaz, chaque variation d'allure s'entend directement au guidon pour nous accompagner. C'est vraiment agréable de profiter du 4 cylindres avec cette musicalité de chaque instant sans pour autant nous casser les tympans.
Tableau de bord à aiguilles
C'est un must. Kawasaki se rappelle que sur les anciennes machines, il n'y avait pas de dalle TFT avec tout un tas d'affichages mais simplement des aiguilles pour le tachymètre d'un côté et le compte-tours de l'autre. Les aiguilles sur fond noir qui parcourent les graduations nous plongent dans le passé. Au centre, un petit afficheur LCD donne les informations modernes qu'on attend, telle qu'une jauge, le rapport engagé ou encore l'autonomie restante, sans dénaturer l'ensemble. C'est très réussi de la part de Kawasaki.
Pour en savoir davantage, retrouvez notre essai de la Kawasaki Z900 RS dans la rubrique Essais.