Essai Ducati Monster 2026, les points à retenir
Ce nom de légende nous accompagne sur la route depuis plus de 30 années. Après les égarements de la 1200, le Monster a pris un nouveau cap en 2021 et accueille maintenant le nouveau moteur V2. Les points à retenir de cet essai de la Ducati Monster 2026.
Une première génération en 1993 avec un succès colossal, la M900 appelée Il Mostro
, une deuxième en 2008 avec la Monster 1100 et son monobras, la 3e en 2014 avec le moteur 1200 qui n'a pas rencontré de succès en S comme en R, puis une refonte globale en 2021 proche de ce qu'on connaît aujourd'hui avec la M890 ou Monster V2, ou tout simplement la Monster lancée en 2026. 5 générations pour un nom légendaire qui repart pour un tour avec le moteur bicylindre de 890 cm3 qui vient remplacer le 937 précédent. Voici quelques points à retenir sur notre essai de la Ducati Monster 2026 qui partage maintenant son moteur avec la Multistrada, la Streetfighter ou encore la Panigale.
Amortisseur et fourche non réglables
Ducati a fait le choix d'équiper sa nouvelle Monster 2026 avec une fourche et un amortisseur qui ne se règlent pas en hydraulique, ni même en précharge pour la fourche. Seule la précharge de l'amortisseur se règle avec un outil. Ces éléments font le choix de l'équilibre entre le confort et la performance pour mettre en avant la polyvalence. Moins affutés que les éléments présents sur la Streetfighter, l'autre roadster de la marque, ceux de la Monster offrent un bon comportement sans être trop ferme même si l'ensemble l'est quand même un peu.
Régulateur de vitesse en option
Même si les boutons sont là, il n'empêche que le régulateur est en option comme beaucoup de choses (prise USB, connectivité, etc.). On n'est pas encore dans le FOD (Functions On Demand, fonctions à la demande en français) comme on le connaît dans l'automobile mais on voit tout de même que tous les éléments sont là et activés ou non à l'achat. Cela permet de garder un prix de base pas trop haut. BMW sont les rois de ce principe avec les packs Finition Pro. Quoi qu'il en soit sur notre Ducati, il y a pas mal de choses en options qu'on trouve de série chez les concurrents.
Réglages électroniques à gogo
Ce qui n'est pas en option mais de série, ce sont les réglages électroniques. Les 4 modes de conduite (Pluie, Urban, Road et Sport) sont réglables comme on le souhaite sur plusieurs critères : réponse du moteur, frein moteur, ABS en courbe et contrôle de traction en courbe aussi. Tout ceci fonctionne bien, l'avantage du déluge et des coulées de boue est de les déclencher parfois involontairement selon le niveau d'intervention souhaité. Si on ajoute à ceci le shifter qui fonctionne à merveille, l'électronique est réussie sur la nouvelle Monster.
Nouveau moteur V2
Ce moteur dit V2
est partagé avec d'autres modèles. Il a moins de cylindrée puisqu'on passe de 937 à 890 cm3 mais il est parait-il plus léger. Ce qui est certain, c'est que d'un modèle V2 à l'autre, il ne délivre pas les mêmes performances. Avec ses 111 chevaux et 91,1 Nm de couple, c'est à la fois le moins puissant et le moins coupleux. Il délaisse aussi la distribution desmo au profit d'une distribution variable qui lui donne un caractère bien particulier qu'on détaille dans cet essai et qui permet de passer les normes Euro5+.
Retour aux fondamentaux
Ducati replonge dans son passé, pas celui des 1200 mais plus loin encore, pour y piocher des éléments de design. C'est ainsi qu'on retrouve un réservoir au dos plus bombé, avec plus de rondeur et moins d'angle pour ressembler davantage à ceux des 1100 ou M900. On retrouve aussi la boucle arrière en treillis rouge si vous prenez la moto en rouge. Le moteur est porteur et la partie avant du cadre reste un élément monocoque en aluminium, mais il n'empêche que ça fait plaisir de revoir ces éléments revenir au premier plan rien que pour les yeux.
Pour en savoir bien davantage sur cet essai de la Ducati Monster 2026, rendez-vous dans la rubrique essais.