Si elle est maintenant rejointe par la Trident 800, cet essai 1000 km de la Triumph Tiger Sport 800 est celui de la première moto avec cette plateforme 800, une Sport-GT avec pas mal de points forts mais aussi d'importants points faibles sur la durée.
Essai 1000 km Triumph Tiger Sport 800
Cela faisait longtemps qu'on attendait une moto comme celle-ci. La Tiger Sport 1050 n'a pas été remplacée par la 660, alors ce sera le rôle de la 800. La concurrence est affûtée sur ce créneau où les Yamaha Tracer prennent la plus grosse part du gâteau, mais la Tiger Sport 800 apporte un surplus de puissance et une rigueur de châssis que n'a pas la 660. C'est déjà une bonne base de départ, mais il ne suffit pas de mettre une tête de fourche à une moto pour en faire une Sport GT. D'autant plus qu'à son lancement, la Trident 800 n'était pas sur le marché. Il y a beaucoup d'éléments à ne pas négliger pour le confort et la protection, les aspects pratiques au quotidien ainsi que la connectivité parce qu'en 2026, c'est un domaine où tout le monde a des propositions de plus en plus complètes sur de nombreuses machines. Tout ceci ne doit pas faire oublier les aspects sportifs puisqu'on n'est pas au guidon d'une GT, c'est un équilibre difficile à trouver et rarement résolu. Ce rôle est aujourd'hui souvent celui des trails routiers, même s'ils peuvent apporter un bon niveau de confort, ils ne sont pas aussi agiles qu'une Sport GT avec ses roues de 17 pouces et des suspensions avec des débattements plus proches de ceux d'un roadster. Malgré tout, ce genre de moto se fait rare dans les gammes des constructeurs, alors ne boudons pas notre plaisir de voir Triumph se positionner dans la course avec cette Tiger Sport 800.
Test 1000 km de la Triumph Tiger Sport 800
Nous voilà donc parti pour 1000 km au guidon de la Tiger Sport 800, en ville, sur route et sur autoroute puisque c'est le protocole pour chaque essai de ce type et qu'en plus ça correspond parfaitement à la polyvalence souhaitée à cette catégorie de machines. On commence donc par une boucle d'environ 100 km en ville où j'ai gardé le top case qui était monté sur cette moto parce que ça ne change rien au comportement ni à la consommation en milieu urbain et péri urbain. Ensuite, on enchaine avec 400 km d'autoroute au régulateur parce que c'est idéal pour juger de la protection, du confort et de la consommation dans ce type d'exercice. On termine par la meilleure partie du protocole avec 500 km, une journée bien remplie sur les petites routes entre les vallées de l'Essonne et le relief des monts du Morvan avec des paysages variés tout autant que les typologies de routes. Après le côté GT de l'autoroute, c'est idéal pour profiter du côté Sport qu'on attend d'une moto Sport GT. Dans ces deux configurations, j'ai évidemment ôté le top case pour ne pas perturber le comportement et fausser les consommations relevées. On conclut la journée par un roulage de nuit pour voir ce qu'on voit justement et puis bien sûr puisqu'on n'est plus dans les années 2000, on teste la connectivité de cette moto et l'application My Triumph pour la navigation et les données relevées lors de nos trajets.
On commence donc par le mini essai en ville, mais les 3 environnements sont détaillés tout comme la connectivité. Il y a pas mal de choses à relever sur cette machine qui ouvra la gamme des 800 chez le constructeur anglais en 2025 avant l'arrivée de la Trident.
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