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Dimanche 19 mai 2013 · 10:04
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Essai Honda VFR 800 VTEC

21/08/11 L'arrivée du nouveau Crossrunner Honda remet sur le devant de la scène le moteur V4 VTEC de 800 cm3 qui équipe de longue date cette VFR complétée dans la gamme depuis 2010 par la VFR 1200. La VFR 800 même si elle en partage le patronyme, est toutefois très différente de cette 1200. Ce n'est pas le même moteur, il n'y a pas de cardan mais une chaîne, et la boîte de vitesses à double embrayage (DCT) n'est pas disponible. La 800 partage bien plus d'éléments avec le Crossrunner, également nommé VFR 800 X, à commencer par sa motorisation que ce dernier a repris à son compte après quelques petits ajustements. La technologie VTEC répandue dans les motorisations des autos Honda (Civic Type R, S2000, etc.) ouvre des soupapes supplémentaires pour les hauts régimes, lorsqu'on cherche de la puissance pour une conduite sportive, et les maintient fermées à bas régimes pour réduire la consommation. La caractéristique de ce moteur est d'être très souple en bas et très rageur en haut du compte-tours, une sorte de docteur Jekyll et mister Hyde version mécanique. Le passage d'un mode à l'autre est aussi brusque qu'immanquable. Lorsque l'aiguille passe les 7000tr/min, la machine accélère nettement d'un coup et la sonorité devient bien plus aigue. L'avantage d'un tel comportement est que la moto est facile et discrète en ville, économique sur autoroute à vitesse stabilisée et légale, et qu'elle sait devenir bien plus dynamique si on maintient un régime moteur au-dessus des 7000tr/min. L'inconvénient majeur est qu'il est obligatoire de jouer de la boîte pour maintenir un rythme un peu soutenu lorsque la route commence à tournicoter dans l'unique but de rester au-dessus des fameux 7000 tours. En-deçà de ce palier, la sanction est immédiate : la relance sera molle en sortie de courbe. Il faut donc bien anticiper un virage un peu moins rapide qu'un autre pour ne pas casser le rythme.

Avec les caractéristiques de sa motorisation, le domaine de prédilection de cette VFR reste les grands axes ou les routes avec des enchaînements rapides, des configurations où son moteur peut s'exprimer librement à hauts régimes et où elle se révèle grisante avec la musique si singulière de son V4 .
A noter que le Crossrunner n'a pas tout-à-fait les mêmes caractéristiques moteur. Il se montre un peu plus plein en bas avec un cap légèrement moins marqué à 7000. Au guidon de la VFR 800, on découvre une machine très stable qui gomme toutes les imperfections de la route. Même en courbe, rien ne semble la perturber alors qu'elle n'oppose pourtant aucune résistance à la mise sur l'angle. Tous les changements de caps se font en douceur et sans effort. Ses capacités routières sont renforcées par une excellente protection même si on peut regretter un petit manque pour la tête avec une hauteur de bulle un peu juste pour les grands. Pour imager, on peut traverser une pluie d'orage sur autoroute sans combinaison de pluie et sans être trempé à deux conditions : s'aplatir sur le réservoir et maintenir une bonne allure. Un autre point remarquable est le freinage C-ABS (Combined ABS). La force de freinage est répartie automatiquement entre l'avant et l'arrière ce qui a pour conséquence d'asseoir la moto en phase de freinage, de limiter l'effet de plonger et surtout, d'assurer un excellent freinage sous la pluie sans avoir besoin d'être un pilote émérite.

Il faut ajouter aux qualités routières de cette Sportivo-GT, des qualités de tourisme, c'est-à-dire du confort et une certaine capacité à voyager à deux avec des bagages. Comme on l'a vu, la protection est très correcte, l'assise de bonne facture et la position naturelle légèrement en appui sur les poignets mais pas trop, ne fatigue pas au fil des kilomètres. Seul ou à deux, la machine reste confortable et agréable à rouler. Une molette de réglage de la précharge est facilement accessible. De son côté, le passager profite de repose-pieds qui ne plient pas trop les jambes et de deux belles poignées pour se tenir sans gêner le pilote. Lorsqu'on voyage seul, l'arrimage d'un gros sac ne pose aucun souci avec les crochets disponibles et les poignées passager. Pour les gros rouleurs en binôme, le plus simple est d'opter pour la bagagerie assortie au coloris de la machine, par pour l'esthétisme mais pour la praticité. On peut ajouter deux grandes valises et un top case qui fait aussi office de petit dossier. Chaque élément peut accueillir un sac qui évite la fastidieuse opération de vidage lorsqu'on arrive à destination. Enfin, on apprécie le tableau de bord aussi lisible que complet avec une jauge, une montre et même la température ambiante. Une commande au guidon et un indicateur de rapport engagé aurait donné un cachet plus moderne, mais l'ensemble est fonctionnel et le gros compte-tours central sur fond blanc donne un aspect un peu sportif à notre VFR 800.

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Voir aussi : photos et son Honda VFR 800 VTEC
Les essais moto Honda

Honda VFR 800 VTEC
Tags : Honda− Essai réalisé par Jean-Michel Lainé.
photo Honda VFR 800 VTEC


photo Honda VFR 800 VTEC


photo Honda VFR 800 VTEC


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