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Vendredi 25 avril 2014 · 1:50
17e année

 

Essai Triumph Speedmaster

Réalisé par la rédaction le 31 octobre 2005 Triumph propose un petit custom équipé d'un bicylindre parallèle vertical identique à celui de la T100, d'un cintre plat, de jantes à bâtons et d'un compte-tours qui lui donne une touche «sport» dans cette catégorie de machine. Avec sa peinture bi ton et ses nombreux chromes, le Speedmaster attire le regard des curieux, en route.

Moteur et boîte
L'architecture du moteur est identique à celle de la T100. Très souple, il procure une facilité de conduite étonnante à ce custom qui s'apprivoise sans appréhension grâce, entre autre, à une large plage d'utilisation depuis les bas régimes jusqu'à la zone rouge (7500tr/min).

La souplesse fait qu'on ne craint pas un coup de piston dans une mauvaise posture lors d'évolution lente et permet tout de même d'honnêtes reprises si besoin. Sur le dernier rapport, on peut même se permettre d'atteindre des vitesses hautement prohibées sans aucun souci.

Un point remarquable au guidon du Speedmaster, est le silence de fonctionnement. Il est annoncé 90db à 3375tr/min et pourtant, on roule en ville en toute discrétion et dès que le rythme augmente un petit peu, on enroule avec comme unique compagnon le bruit du vent.

Du coté de la boîte de vitesse, le sélecteur loin devant permet une sélection rapide et précise qui participe pleinement au coté «sport» de ce custom.

Fourche et suspension
Ces deux éléments combinés à un châssis vif assurent une tenue de route très correcte sur tout type de revêtement. On peut accélérer la moyenne sans problème et même se permettre quelques improvisations en courbe sans crainte.

En complément des qualités dynamiques, la suspension de l'ensemble procure un bon confort à l'équipage qui ne subit pas la route.

Freinage
Le frein avant s'est montré puissant et facilement dosable avec une attaque souple très appréciable sur un empattement long. La machine ayant naturellement tendance à moins plonger sur les freinages puissants cela évitera quelques blocages sur trop d'optimisme.

L'arrière est lui aussi efficace. Il permet de bien ralentir et asseoir la machine si on adopte une conduite en douceur et assure parfaitement son rôle complémentaire au frein avant lors d'une conduite plus nerveuse.

Duo
La position du passager est droite, les jambes fléchies comme assis sur une chaise. La selle est suffisamment accueillante pour une utilisation régulière. Seul le manque de poignées nécessitera de se tenir au pilote qui est installé plus bas.

Confort
Le confort est un point appréciable sur le Speedmaster. Coté position, l'assise est très correcte et le reste sur les longs trajets : les suspensions avalent la route, la large selle absorbe les imperfections du bitume qui voudraient tout de même remonter.

Les jambes loin en avant sont plaquées contre le large réservoir. Si cela permet de bien sentir la machine, cela permet également d'éviter de prendre trop de vent dans celles-ci et donc de ne pas fatiguer.

Enfin, les bras sont bien appuyés sur le large guidon droit, qui, en plus de donner un style sportif à la position, facilite grandement le contre braquage dès que l'on roule un peu vite. Cette position limite aussi beaucoup les mouvements d'air sur le buste.

Starter et robinet de réserve s'actionnent à la main sans problème. Coté témoins, le tableau de bord fournit le nécessaire. Un petit compte-tours vient se nicher sur la platine réservoir. Il n'est pas tellement facile à lire en roulant, mais satisfera les curieux.

Immanquable, sobre et essentiel, le tachymètre d'un bon diamètre s'impose au regard juste derrière le guidon droit. On y jette un oeil facilement sans quitter, ou presque, la route des yeux.

Roulage
Avant de rouler, on commencera par regarder le Speedmaster sous toutes ses coutures. D'ailleurs, les passants le regardent aussi, signe qu'il ne passe pas inaperçu. Ses formes généreuses sont mises en relief par la peinture bordeaux et noire. Les nombreux chromes donnent la nette impression de chevaucher une machine de plus forte cylindrée.

Une fois en selle, le sentiment persiste avec la position des jambes, le large réservoir avec sa longue platine chromée, les imposants T de fourche et ce guidon tout droit que l'on saisit franchement. Pourtant, inutile d'être un géant pour piloter le Speedmaster. Les personnes d'un mètre soixante trouveront à son guidon une moto facile et efficace au quotidien même si elle est un peu longue.

La Triumph s'élance en douceur, on prend rapidement de l'assurance et de la vitesse. Les virages s'enchaînent sans appréhension, on augmente le rythme même sur les petites routes, la machine vire facilement et freine fort si on le souhaite. Si le temps de la promenade passe, on peut s'amuser à imprimer un rythme sportif sans problème.

La consommation est restée raisonnable avec 6.5 litres aux 100 kilomètres sur des routes variées et à des allures tout aussi variées.

Essai Triumph Speedmaster : le bilan

Le Speedmaster s'est dévoilé comme un custom «sport» agréable à emmener mais aussi à regarder pour les amateurs de la catégorie, motards ou non.

Avec un bon niveau de confort et des qualités dynamiques intéressantes, Triumph propose un custom homogène et original avec son bicylindre vertical dans une cylindrée suffisante pour se faire plaisir et faire défiler les kilomètres si l'envie se fait sentir.

Prix public conseillé : 9390€ (octobre 2005)

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