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Essai Aprilia Dorsoduro 750

21/04/08 Aprilia se positionne sur le marché des machines ludiques en introduisant sa Dorsoduro animée par le bicylindre à 90° de 750cm3 qui équipe la Shiver avec quelques petits aménagements et bénéficie de la seconde version du Ride-by-wire. Pour la marque italienne, cette machine est destinée aux pilotes expérimentés qui roulent pour s'amuser.

En selle, la sonorité que délivre la Dorsoduro est effectivement dans le ton en envahissant les oreilles du pilote à la moindre rotation de la poignée pour le mettre dans l'ambiance . Au guidon, on trouve les trois modes qui jouent sur son comportement : S et T comme Sport et Touring, puis R pour Rain (pluie). Passons sur le mode pluie qui ne présente que peu d'intérêt pour s'amuser. Le mode Sport rend la poignée très sensible sur un passage de raccord en courbe par exemple et demande pas mal d'attention. Les accélérations sont plus vives à bas régime que sur le mode Touring plus lissé mais au final, pas moins efficace car bien plus simple à gérer pour adopter un rythme régulier et rigoureux.

Le moteur reprend facilement dès 2000tr/min mais c'est au-delà de 6000 qu'il est le plus démonstratif. Concrètement, on l'utilise le plus souvent au-delà de 5000. Un témoin au tableau de bord signale l'approche du régime maximal accepté. Le frein moteur est assez important et en dehors de quelques rares irrégularités, il faut reconnaître que la seconde génération de Ride-by-wire est bien mieux réussie. La boîte de vitesse autorise les changements de rapports rapides et faciles et, détail sympathique, les leviers se règlent en écartement sur 4 positions.

En roulant, on apprécie la maniabilité de la Dorsoduro équipée de roues de 17 pouces qui se laisse emmener aisément en ville et passe d'un virage à l'autre très facilement sur les petites routes de montagne. Son large guidon, son cadre rigide et les appuis importants sur les repose-pieds, donnent de l'efficacité à une position finalement très naturelle. L'amortisseur est un peu souple pour encaisser sereinement une compression en courbe mais peut se régler en précharge et en détente. L'avant se montre léger sur les accélérations vives ou les portions bosselées avec sa fourche de 43mm qui n'est pas réglable, mais on roule à un rythme correct sans inquiétude.

Le freinage à l'avant est assuré par deux disques "wave" flottants de 320mm pincés par des étriers radiaux. La puissance disponible est importante et la sensation bonne, seule l'attaque peut être un peu vive en prenant le levier à pleine main. L'utilisation à deux doigts lui convient parfaitement. Pour sa part, l'arrière dispose d'une puissance utilisable et maîtrisable facilement.

La machine étant pensée pour s'amuser, il est évident que certains aspects ont été mis de coté. Parmi ceux-ci, on note le confort. La tête de fourche avec son feu de position vertical rappelant un heaume de chevalier, ne protège pas réellement tout comme les ouïes de réservoirs un peu étroites. On apprécie en revanche les protège-mains qui équipent la Dorsoduro et peuvent être utiles en cas de chute pour épargner les leviers. La selle est étroite et assez ferme, on le ressent rapidement, en revanche elle permet de se placer comme on le souhaite.

Pour le passager, Aprilia livrera en France sa Dorsoduro avec des repose-pieds et des poignées de maintien. Il ne restera qu'à les monter si vous envisagez de partager la route avec quelqu'un. Bien que les machines essayées lors de cette prise en main soient toutes en monoplace, une photo montre la disposition des repose-pieds du passager qui semblent assez proches de ceux du pilote.

L'équipement du tableau de bord numérique est complet : deux totalisateurs journaliers avec pour chacun, la consommation instantanée et moyenne, le temps de roulage, la vitesse de pointe, et en complément de l'heure, la température moteur, le totalisateur et la vitesse. Les témoins classiques ainsi que ceux de la béquille latérale et du "shift light" se répartissent autour de l'écran. Toutes les manipulations se font à l'aide du bouton "mode" sur le commodo gauche sans avoir besoin de lâcher le guidon. Le gros compte-tours analogique se lit parfaitement mais il faut reconnaître que la sonorité est telle, qu'il ne suffit que de quelques kilomètres pour conduire à l'oreille.

Aprilia s'est aussi penché avec soin sur le style de sa Dorsoduro. Les ouïes un peu étroites pour protéger les genoux donnent en revanche une ligne affinée à cette partie toujours un peu volumineuse sur les machines typées Supermotard. Assez discrète avec les coloris noir ou gris, le rouge lui donne plus de relief. L'arrière a été particulièrement soigné avec le double échappement sous la selle et le feu rouge vertical au centre. Celles-ci sont soulignées par des stries comme pour rappeler des ouïes de squales. Au final, la Dorsoduro est une machine qu'on prend plaisir à regarder à l'arrêt en plus de l'écouter en action.

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Les essais moto Aprilia

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Aprilia Dorsoduro 750
Tags : Aprilia

photo Aprilia Dorsoduro 750


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