Triumph à Moto Légende, les gros monos de Coventry

Triumph à Moto Légende, les gros monos de Coventry

Par Jean-Michel Lainé le .

La marque anglaise avait mis les petits plats dans les grands lors du salon Moto Légende 2018 au parc floral avec une douzaine de motos venues pour la plupart du musée Triumph. La première partie : les monocylindres de 1910 à 1936 produits à Coventry.

Triumph est une marque ancestrale née en 1883 sous la houlette de Siegfried Bettman. Cet entrepreneur au nom germanique, pour la bonne raison qu'il est né en Allemagne avant de s'installé en Angleterre, change le nom de son entreprise d'importation de bicyclette pour qu'il soit plus anglophone. Il installe son entreprise à Coventry et lance sa première moto Triumph en 1902 en installant un moteur d'une autre marque dans un vélo comme cela se faisait à l'époque.

Les monos Triumph à soupapes latérales

Sur le stand Triumph de Moto Légende, on pouvait admirer une Triumph 500 Hub Clutch de 1910, une des premières Triumph avec un moteur Triumph puisqu'avant 1905 le moteur était d'une marque belge Minerva ou Fafnir. C'est un monocylindre de 500 cm3 (alésage de 85 mm, course de 88 mm) une grosse cylindrée pour l'époque, avec des soupapes latérales, bien évidemment refroidit par air avec une transmission par courroie. Une particularité est d'avoir un embrayage dans le moyeu arrière. Le moteur entraine constamment la poulie même à l'arrêt. Il suffit d'embrayer pour que la roue arrière devienne motrice. Avec ses 3.5 chevaux, elle peut tout de même atteindre 80 km/h.

triumph 500 hub clutch de 1910
Triumph 500 Hub Clutch de 1910
triumph 500 hub clutch son monocylindre a soupapes laterales
Triumph 500 Hub Clutch son monocylindre à soupapes latérales

Nous voila en 1923 avec la Triumph 550 SD de nouveau équipée d'un monocylindre à soupapes latérales mais de plus forte cylindrée. En conversant l'alésage de 85 mm et en augmentant la course à 97 mm, la cylindrée passe de 500 à 550 cm2 et la puissance de 3.5 à 4 chevaux pour une vitesse maximale de 80 km/h aussi. Le refroidissement est par air, mais la transmission finale par chaine et surtout il y a maintenant une boite de vitesses à 3 rapports. Ce moteur est hérité de la Type H dite Trusty (confiance) après ses faits d'armes lors de la première guerre mondiale lorsqu'elle équipait l'armée britannique, un gage de fiabilité. Elle est équipée d'un amortisseur de transmission à ressorts, Spring Drive en anglais, d'où les lettres SD de ce modèle.

triumph 550 sd spring drive de 1923
Triumph 550 SD Spring Drive de 1923
triumph 550 sd detail du moteur monocylindre et sa boite 3 vitesses
Triumph 550 SD détail du moteur monocylindre et sa boite 3 vitesses

Monocylindre culbuté avec le Triumph 500 model 5/5

Nous voilà en 1936. Depuis 4 ans l'ingénieur Val Page, à l'origine du twin vertical de la marque anglaise, est à l'oeuvre. Pour l'heure il s'active sur les gros mono. Le moteur de la Model 5/5 cube 500 cm3 et est culbuté. Les soupapes latérales sont abandonnées. Son alésage est de 84 mm et sa course de 89 mm. Il est refroidi par air et associé à une boite de vitesses à 4 rapports séparée. Le graissage est assurée par un carter sec. La sélection se fait avec le pied et non plus la main qui obligeait à lâcher le guidon. Cette Triumph 500 model 5/5 est équipée d'un cadre double berceau et annonce 20 chevaux pour une vitesse maximale de 130 km/h. Elle était souvent attelée du fait de ses performances.

triumph 500 model 5 5 de 1936
Triumph 500 model 5:5 de 1936

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