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Mercredi 19 juin 2013 · 14:32
15e année


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Essai Zero DS

05/09/11 Les énergies alternatives ont incontestablement le vent en poupe, pas encore sur les volumes de vente, mais au moins sur l'intérêt qu'elles suscitent dans une société plus soucieuse de son environnement et dans le discours des politiques. Dans le domaine des deux-roues, on a vu arriver cette année le cyclo Yamaha EC-03 et le scooter Peugeot e-Vivacity (équivalent 50). Zero Motorcycles dispose d'une gamme de motos équivalentes à une 125, donc avec un périmètre d'action et une praticité à l'usage bien plus proche de ce qu'on connaît dans notre quotidien d'Homo Urbaniens Vulgaris. La Zero DS (Dual Purpose) est donc un trail à vocation urbaine même si les petites routes et chemins roulants ne lui posent pas de souci particulier. La DS connaît cette année quelques changements qui prennent en compte les remontées des premiers utilisateurs de cette moto électrique. En dehors du fait qu'aucun bruit de mise en route ou presque ne vienne perturber la quiétude des voisins, on est au guidon de la DS comme on le serait sur n'importe quelle moto thermique à quelques détails près. La selle très haute est plus proche d'une machine d'Enduro que d'un trail puisqu'avec un peu plus d'1m80 on touche de la pointe des pieds de chaque côté, le rayon de braquage est très limité et le cadre vient appuyer à l'intérieur des cuisses si on veut serrer la machine.

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Après cette première sensation en prenant place sur la selle de cette Zero DS, vient le moment de s'élancer.
Comme sur tous les véhicules électriques, les départs sont vifs. Une fois lancé, on apprécie toujours la possibilité de profiter de reprises satisfaisantes jusqu'à 80 ou 90 km/h pour une vitesse maximale proche des 110km/h au tableau de bord. La DS offre donc des performances proches de ce qu'on connaît sur une 125 quelconque avec un moteur à explosion sauf qu'il n'y a pas de boîte de vitesses. Maintenir la moto à sa vitesse maximale fait rapidement baisser le niveau de charge de la batterie mais on peut tout de même s'aventurer sur une autoroute urbaine en suivant le trafic sans craindre pour sa sécurité. C'est sur un roulage au rythme varié comme on en rencontre en ville, que la DS est la plus bluffante. Rapidement, on oublie qu'on est au guidon d'une machine 100% électrique en dehors du bruit qu'on ne perçoit plus. Maniable dès qu'on prend un peu de vitesse avec sa motorisation disponible, la DS se montre très joueuse en milieu urbain. Son moteur coupleux ne craint pas un démarrage en côte à Montmartre et offre des performances comparables à celles d'une autre 125. Si rouler 100% électrique est rapidement assimilé, il reste toujours la crainte de l'autonomie. Deux «pleins» ont été faits lors de cet essai avec à chaque fois un roulage varié, c'est-à-dire avec un peu de voie rapide, un peu de routes de campagne et surtout de la ville. La réserve s'est déclenchée à 49.9km sur le premier et 54.5km sur le second. Cette autonomie permet de facilement couvrir la plupart des usages quotidiens en suivant le trafic. Pour recharger la Zero, il suffit de la brancher sur n'importe quelle prise murale. Le chargeur inamovible est intégré sous la grosse batterie Lithium-ion. Des petites LED colorées nous indiquent le niveau de charge. Le cordon est fourni, c'est un simple cordon comme on en trouve sur un appareil à raclette ou un écran d'ordinateur de bureau, donc vous en avez partout au cas où vous l'oubliez... Le principal bémol sur l'autonomie vient de son indication puisque seules les barrettes de la jauge au tableau de bord clignotent lorsque les deux dernières sont atteintes. Aucun témoin ne s'illumine lorsqu'on passe en réserve alors que les performances sont conservées jusqu'à ce que les batteries soient complètement vides.

La partie-cycle, avec ce cadre et ce bras oscillant aux dessins très distinctifs, est de bonne facture mais la direction est très réactive. Le guidon réclame d'être fermement tenu à deux mains si le revêtement n'est pas parfait, la faute sans doute à un angle de chasse réduit (24.2 degrés) et à une chasse courte (83mm) là où généralement les valeurs sont plus proches de 27° et supérieures à 100mm. Le freinage nécessite un peu de poigne mais est satisfaisant à l'avant comme à l'arrière en dehors de la pédale qui glisse lorsqu'il pleut. Les pneus sont classiques, c'est-à-dire que ce ne sont pas des pneus à faible résistance au roulement comme on trouve sur les autos électriques ou hybrides. Enfin pour son millésime 2011, Zero a équipé sa DS d'une courroie qui limite l'entretien mais qui présente surtout l'avantage de ne pas faire de bruits mécaniques qui ne seraient pas couverts par le celui du moteur, puisqu'il n'en fait pas ! Si la prise en main est facile avec cette motorisation électrique, on regrette toutefois deux choses : il est impossible de transporter quelqu'un même en dépannage puisqu'il n'y qu'une place et pour la qualité perçue de la finition, de nombreux fils et connecteurs sont visibles même lorsqu'on est en train de rouler.

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Voir aussi : photos Zero DS
Les essais moto Zero

Zero DS
Essai réalisé par Jean-Michel Lainé.
photo Zero DS


photo Zero DS


photo Zero DS


photo Zero DS


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