Essai Beta 520 RR
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BetaAprès ses nouvelles Evo 4 temps arrivées en 2008 et entièrement conçues par ordinateur avec un tout nouveau processus, Beta profite de cette première expérience fructueuse pour réaliser une nouvelle gamme d'enduro 12 mois plus tard. Cette deuxième génération d'enduro débarque avec un nouveau moteur 100% Beta, une nouvelle partie cycle et une nouvelle déco. La gamme 2010 est composée de 3 machines : un 400, un 450 et un 520. Il n'y a pas de plus petites cylindrées prévues pour l'instant, le bloc moteur n'ayant pas été conçu pour des cylindrées inférieures.
Voici le troisième et dernier essai de cette gamme 2010, la Beta 520RR.
Le moteur n'est donc plus une motorisation autrichienne comme sur la gamme précédente, le nouveau 4 temps a été conçu et réalisé à 100% par les ingénieurs Beta. Il pèse 31.4kg (sans huile) et doit par sa conception, favoriser la motricité et éliminer les vibrations à l'aide d'un contre arbre d'équilibrage à double masse. Techniquement, la distribution se fait par un double arbre à cames en tête qui actionne 4 soupapes par des linguets et autorise un régime maximal supérieur à 12000tr/min. Le 520 est alimenté par un carburateur Keihin FCR-MX39 annonce 52ch (comme le 450) et 50Nm de couple (3 de plus que le 450, pour un alésage de 100mm, +5, et une course identique à 63.4mm). Le nom de 520 a été conservé même si la cylindrée est de 500cm3, 497.94 exactement. L'embrayage multidisque à commande hydraulique actionne une boîte de vitesses à 6 rapports. Celle-ci est lubrifiée par 0.8 litre d'huile, tout comme le bloc moteur, et les deux circuits sont totalement indépendants. Cette séparation permet de choisir une viscosité différente ou plus simplement, de vidanger séparément.
Dès la mise en route à l'aide du démarreur électrique ou du kick, on remarque une sonorité présente mais pas trop (96db) et peu de vibrations, même lorsque la machine est posée sur sa béquille. Les premiers tours de roues montrent une grande plage d'utilisation pour ce nouveau moteur Beta 520RR, mais il se distingue nettement des deux autres cylindrées plus petites (400 et 450). Il permet de descendre assez bas dans les tours mais pas trop tout de même, il faut impérativement garder du moteur. Dans le cas contraire, il faut s'attendre à un possible coup de piston à la remise des gaz. L'embrayage se contrôle d'un doigt avec une course assez longue et surtout sans effort, pour un geste précis dans la durée. A haut régime, le 520 se montre très réactif, il y a visiblement moins d'écart entre le 400 et le 450 qu'il n'y en a entre le 450 et le 520 pour un même écart de 50 cm3. Le 520 dispose d'un moteur bien plus vif que le 450 et qui semble surtout moins linéaire que ses deux petits frères. On ne peut pas dire que l'arrivée de la puissance soit brutale, mais le 520 demande de garder du moteur en bas et un dosage plus fin à haut régime dans les sous-bois du Hell's Gate. Les régimes intermédiaires sont totalement exploitables mais le 520 est certainement à privilégier pour ceux qui roulent régulièrement dans des grands espaces plutôt qu'au fond des bois ou en montagne.
La partie cycle est elle aussi nouvelle, seuls les roues et les freins de la génération précédente ont été conservés. Le cadre en acier au chrome molybdène est un simple berceau dédoublé. L'arrière est composé d'une partie basse en alu comme sur une boucle classique et d'une partie supérieure en plastique où se trouve notamment le logement de la batterie et deux astucieuses poignées à l'arrière de la selle pour tirer la moto si besoin... La fourche de 45mm a été réalisée par Marzocchi selon le cahier des charges de Beta. A l'intérieur se trouvent deux pistons de diamètres différents, un grand pour la compression et un petit pour la détente. A l'arrière, le bras oscillant en aluminium moulé accueille un amortisseur plus volumineux avec une plus grande capacité d'huile pour limiter les échauffements en usage intensif. Pour se faire une idée de ces suspensions, on a roulé avec deux réglages différents : les standards sur le 520 et ceux bien plus fermes de la 450 du pilote maison, Jarno Boano (la partie cycle est identique sur toutes les Beta RR 2010). Premier constat, l'avant garde le cap désiré et se laisse faire sans avoir besoin de luter, même avec les réglages plus rigides de Jarno, on peut rouler à allure réduite sans que ça «
cogne» pour autant. La fourche est raffermie sans devenir dure pour autant. Même constat avec l'amortisseur. Les suspensions s'adaptent elles aussi au niveau et au besoin du pilote en conservant leurs fonctions d'amortissement. Enfin, les courts sur pattes apprécieront la hauteur de selle à 940mm, une faible hauteur qui facilite grandement son positionnement sur la machine moins destinée à la compétition que le 450.
Côté pratique, la Beta 520RR arrive avec un certain nombre de petites choses bien pensées. Le tableau de bord est digital avec des petites LED pour les témoins. La selle s'enlève à l'aide d'un poussoir sur le coté (à l'arrière) et donne accès à la batterie. Le filtre à air est accessible par le côté gauche sans outil et, excellente idée, un logement derrière la plaque numéro accueille une petite trousse à outils ! Pour y accéder, une petite clé est dissimulée dans le cadre sous la selle qu'il faut donc enlever préalablement.
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Publié
le 22 nov 09 - 3 pages
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