Récit complet de l'Aventure de Sébastien Watrelot
Il a tenu toutes ses promesses, y compris celle de vous faire vivre la totalité de son aventure à travers un récit passionnant
Publié le 2 oct à 14:21 |
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AMV Shamrock Rallye du Maroc 2008 Association de 2 rallyes pour amateurs et pros, ouvert aux motos, quads, autos, camions... un bivouac central près de Laâyoune |
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Je rafraichis un peu les mémoires de chacun. Quand je pense que tout est parti de là...
En ce lundi 30 juin, j'avais un peu de mal à croire en l'opportunité qui était offerte à un membre d'emoto.com de prendre le départ du prochain Rallye du Maroc du 21 au 27 septembre 2008. Je lis et relis le post et me dis «pourquoi pas moi ? J'ai une chance sur 1000 de réaliser mon rêve d'enfant, mais, après tout, 100% des gagnants ont tenté leur chance !»
Je prends note du numéro de téléphone à appeler : «Allo, j'appelle au sujet du post de ce matin...». C'est mon premier contact avec Cécile ENGELEN. Je ne sais pas encore que c'est le premier d'une longue, longue série. Elle m'envoie alors un mail récapitulatif auquel je répondrai précipitamment... Tellement d'ailleurs que j'en oublierai un point important : confirmer que j'accepte de prendre à ma charge, l'acheminement et l'hébergement, etc... cette part minime du coût d'un rallye. Un questionnaire me sera ensuite adressé, comme aux autres concurrents dans lequel je vais me présenter et tâcher d'exprimer au mieux mes motivations. En séminaire ce mercredi 2 juillet, je vais écourter la soirée pour plancher sur le sujet.
Coup de théâtre le lendemain : j'apprends que j'ai gagné le concours lancé il n'y a que quelques jours !! J'en ai du mal à trouver mes mots, tant l'émotion est forte.
C'est alors le début d'une collaboration parfaite entre emoto.com via Cécile, et moi. L'un comme l'autre travaillant d'arrache-pied (surtout Cécile !) pour mener à bien le projet. L'implication de chacun est forte. Une nouvelle par semaine est programmée jusqu'au départ de l'épreuve. Ma première interview et des photos de moi - pour une fois sans casque -, de ma petite famille sont publiées le 9 juillet. Je deviens une star, reçois un paquet de félicitations au passage. Sympa. MERCI les amis ! Tous sont ravis pour moi. Phénomène d'ailleurs confirmé à Mézilles-Chronovert lors du week-end enduro Emoto, le dernier week-end de juillet où je vais pour la première fois découvrir le visage de bon nombre d'entre vous et notamment Jmi, le webmaster du site.
Cécile m'envoie sans cesse de bonnes nouvelles et les partenaires des colis d'équipement à la maison. Noël en juillet, c'est peu banal ! Ca m'impose de réorganiser le rangement à la maison, mais j'ai connu pire situation à gérer. Bien sûr, il me faut penser organisation. J'entre donc en contact avec Romain PACHOUD de NPO. L'homme est disponible, à l'écoute et réactif. Sans être masochiste pour autant, je lui demande un peu de boulot pour les vacances. Je vais en effet profiter de cette période pour potasser le règlement et apprendre les symboles composants un road-book.
Vacances donc ensuite, partagées entre travail physique tôt le matin, repos et plage en famille la journée, et préparation du Rallye du Maroc (recherche de partenaires extra-sportif, administratif, élaboration de ma check-list, etc...) en soirée. J'entame à mon retour les séances de testing. Je supporte très bien l'ensemble des équipements que je porterai 6 jours durant. Les produits sont bien conçus et confortables.
C'est début septembre que la nouvelle tant attendue de tous tombe : je roulerai sur une KTM 450 EXC. Nouvelle accompagnée d'une surprise de taille : je devais initialement prendre le guidon d'une machine stock (catégorie Enduro Cup), mais c'est finalement avec une vraie moto de rallye que je prendrai le départ, pensée pour la discipline, une vraie bête de désert ! Je suis ravi de rouler KTM, ayant eu deux 400EXC, je serai plus à l'aise avec l'entretien, la différence entre 400 et 450 se limitant à 8mm de course de piston. C'est, de plus, Jean-Noël CORNUAILLE qui en assure la préparation. Il n'en est pas à son coup d'essai. Il a en effet pris le départ de nombreux rallyes à moto et sait de quoi il parle quand il s'agit de développer une machine pour les exigences des pistes marocaines. Il sera lui aussi au départ, mais dans le baquet du co-pilote.
Le départ approche. Il me reste encore quelques détails administratifs à gérer, notamment en termes d'assurance, de location du matériel de navigation, etc... Je suis néanmoins dans les temps par rapport à ma check-list. Reste à organiser le remplissage de la malle de 80 litres acheminée par l'organisateur. Je rassemble les pièces et équipements que je n'emmènerai pas moi même dans un grand carton avec un jeu de roues de réserve et le train de pneu que Dunlop me fournit. Surprise en arrivant au dépôt à deux heures de chez moi : les malles ne sont pas fournies par l'organisateur. Me voilà donc à la recherche d'une cantine métallique. Je vais y laisser deux heures de mon temps précieux.
Dernier samedi, dernière sortie moto. Je ne suis pas très à l'aise pour cette dernière rando, équipé comme en rallye-raid (banane taille XXL, Camel-Bak 3 litres, etc...). Ce n'est pas le moment de se casser quoi que ce soit. Pas libéré, je ne roule pas bien, ne tente pas le diable. Retour tardif à la maison et, Surprise ! Ma femme a invité 50 amis à la maison. Elle a organisé mes 40 ans depuis 3 mois sans que je ne soupçonne quoi que ce soit (trop absorbé par ma préparation sans doute). Soirée géniale, à 8 jours de mon départ, ça tombe à point nommé ! MERCI femme, famille, amis de m'avoir ainsi tous entouré une dernière fois avant d'aller vivre mon rêve.
Nous voici donc à une semaine du départ. Une semaine pour reprendre ma check-list point par point et remplir mon sac. Je remplis, vide tout, réorganise, optimise mieux encore l'espace... Je partirai finalement avec deux sacs.
Samedi 20 septembre :
Ca y est ! Le jour J est arrivé «Debout là dedans !» Ma femme et mon fils m'accompagnent à la gare. Petite photo sur le quai et c'est parti pour une heure de TGV, 45 mn de RER et 15 mn d'Orlyval. Je maudis un peu BIHR d'avoir conçu un sac si grand sans roues. J'arrive à Orly avec une heure d'avance. Je souffle un peu, repère très vite le point de ralliement, d'autres concurrents et le staff NPO y sont déjà. J'entame la conversation avec quelques pilotes avant les formalités d'embarquement. Puis nous nous envolons enfin. Nous arrivons à Lâayoune après une courte escale à Casablanca en fin d'après midi. Je prends possession de mes appartements. J'ai choisi l'option bivouac luxe. Je logerai donc toute la semaine en tente berbère, sur un vrai matelas et avec la lumière électrique.
Après un dîner rapidement englouti avec mon fournisseur et préparateur de moto, Jean-Noël CORNUAILLE et son équipe, chacun file se coucher. Demain, la journée consacrée à l'installation des instruments, aux vérifications administratives et techniques sera longue.
Réveil 6h (il est 8h en France) pour cette première journée de préparation à la course. Je ne dispose pas de trop de temps pour préparer la moto. Je suis convoqué pour les vérifications à 11h. L'heure de retard est lourdement sanctionnée (150€ !). Je récupère ma malle et les instruments à monter (ils me sont parvenus par la Poste la semaine dernière).
Les problèmes commencent. La moto n'est pas câblée pour recevoir ces équipements. Je dépose donc carénage et réservoir pour amener l'alimentation jusqu'au poste de pilotage. Il va aussi me falloir percer derrière le tête de fourche pour positionner le Sentinelle. Bref, gros boulot et travail méticuleux impératif pour écarter tout risque de panne des instruments de navigation. Ouf, tout fonctionne ! Les techniciens peuvent paramétrer le GPS. Les vérifications sont terminées.
Premières photos et interview : je raconte mes déboires de cette première journée. J'attaque le stickage de la moto (devinez par qui j'ai commencé !), puis file attaquer mes trente premiers kilomètres de bitume pour faire le plein de la bête ; avant d'aller suivre la formation théorique aux instruments, très sommaire d'ailleurs. Je n'en sors pas beaucoup plus instruit pour la première étape. Un peu de détente enfin. Nous sommes tous conviés au pot d'accueil de l'organisation. S'en suivent le briefing et le dîner. Je retrouverai ensuite JNC pour me faire expliquer les rudiments de la préparation du road-book. Travail à soigner tout particulièrement. La navigation est primordiale en rallye-raid. J'installe ces mètres de papier dans le dérouleur avant d'aller me coucher. Il est 23h30.
 
Lundi 22 septembre 2008 - «Dromadaire» (364 km dont 257 km de spéciale)
5h00 mon réveil sonne. J'enfile vêtements et protections avant d'aller prendre mon petit-déjeuner avec l'ensemble des pilotes et assistants moto avant d'aller retrouver celle qui sera ma compagne durant toute cette semaine. Après 45 minutes de liaison, j'arrive au parc assistance avec la demi-heure d'avance demandée par l'organisation.
7h00 : David FRETIGNE, N° 1 oblige s'élance le premier, puis Michel MARCHINI, N°2, Thierry BETHYS, N°3 et ainsi de suite toutes les minutes jusqu'à ce que le N° 14 soit à son tour convoqué sur la ligne de départ.
7h15 : GAZZZZZZ !! J'ai officiellement pris le départ de mon premier rallye. Je déroule méthodiquement mon road-book en suivant cap et trip attentivement. Je valide les way-points les uns après les autres (ils apparaissent à l'écran du GPS quand on se trouve dans un rayon de 2 km).
«Dieu que c'est beau ! Oh, des dromadaires !» J'essaie de profiter malgré tout du paysage. Ouf ! Cette première boucle s'est bien passée. J'ai maintenant une demi-heure pour nous restaurer, la moto et moi-même.
J'attaque la 2nde boucle plus en confiance et me perds. Je finis par m'accrocher à d'autres concurrents dont je verrai la poussière au loin. J'en profite pour recaler trip et road-book et me remettre sérieusement à la navigation. Je rejoins la ligne d'arrivée, heureux d'avoir bouclé ma première étape en ayant validé tous les way-points, avant de regagner le bivouac. Nous avons rencontré tous les types de terrains pour cette première journée dont une belle montée dans un sable très souple pour atteindre le CP.
Je souffle un peu, puis attaque la mécanique : vidange, nettoyage du filtre à air, tension de chaîne, niveau d'eau, etc...) Je file récupérer le road-book de la 2nde étape avant d'aller prendre une douche bien méritée. S'en suivent, résumé télévisé de la première étape, briefing de celle du lendemain et dîner.
La spéciale du lendemain est longue (la plus longue du rallye), la préparation de ma feuille de route l'est tout autant, évidemment. J'alterne les couleurs de surligneur (piste en vert, hors piste en jaune, danger en rose, etc...) pour la rendre la plus claire possible à la lecture demain sur la piste. A noter : tous les caps sont modifiés de 10°, à soustraire aux indications imprimées, et pour toutes les étapes. C'est autant de boulot en plus ! Reste ensuite à préparer mon dérouleur avant d'aller me coucher. Il est 23h30.
Mardi 23 septembre 2008 - «Gazelle» (502 km dont 424 de spéciale)
Mon réveil sonne à la même heure qu'hier. Je m'élance aujourd'hui à 7h30.
Je vais rouler toute cette 2e étape avec Virginie PREMAT. Nous avons les mêmes ambitions sur le rallye : rouler jusqu'à la ligne d'arrivée en bouclant toutes les étapes.
Nous évoluons au même rythme sans que l'un n'ait à subir l'autre. C'est sympa. Cette journée, très roulante ne présente pas de difficulté particulière, si ce n'est un passage dans l'herbe à chameau pour nous casser le dos et 5 km de franchissement de grandes dunes en fin de parcours. Nous nous régalons en termes de paysages. Nous nous accorderons même une pause photo. A deux on se perd moins.
Nous bouclons cette journée à un bon rythme (l'étape porte bien son nom !), mais contents de se poser après plus de 500 km au guidon de nos montures respectives. Cette journée aura aussi été celle de ma première chute, heureusement à allure modérée et donc sans conséquence).
Même programme de fin de journée : mécanique, résumé de l'étape du jour, briefing de celle du lendemain, dîner, road-book, etc... Je prends enfin le temps de vous donner pour la première fois de mes nouvelles. Il était temps. Au lit ! Il est minuit.
Mercredi 24 septembre 2008 - «Gerboise» (390 km dont 300 km de spéciale)
Réveil 5h00. On prend l'habitude. Etape très différente de celle de la veille, nettement plus technique. Nous goûtons pour la première fois au fesh-fesh. Le fesh-fesh ressemble à de la farine qui cache souvent de gros cailloux. La chute est vite arrivée, il faut alors avoir le reflexe de couper le moteur pour éviter que celui-ci n'aspire cette farine par le boiter de filtre à air. Le terrain lors de la 2nde boucle, après le passage de l'ensemble des concurrents s'en trouvera fortement modifié et plus délicat encore à négocier avec de profondes ornières. Un nouveau cap est franchi : j'ai passé la première moitié du rallye. Je rentre au bivouac en milieu d'après-midi et m'acquitte de toutes mes tâches quotidiennes au plus vite. En effet, ce soir je suis invité à dîner sous l'auvent de Franck ALLARD (PDG d'AMV) avec Jean-Michel SINET (créateur du Shamrock) et sa femme. J'aurai pour voisin de table David FRETIGNE, quadruple vainqueur de l'épreuve. Tous écoutent avec beaucoup d'intérêt mon aventure emoto.
Jeudi 25 septembre 2008 - «Chacal» (515 km dont 408 de spéciale)
L'étape qui à mes yeux aura été la plus difficile. Les charognards ont failli avoir raison de moi.
Longue et pas si roulante que ça, cette 4e journée aura été usante les pistes majoritairement très cassantes avec de nombreuses traversées d'oued (rivières asséchées). Heureusement, quelques (trop courts) passages dunaires viendront rompre un peu toutes ces portions physiquement éprouvantes. Je vais de plus me perdre une heure. Cette journée aura été marquée pour moi par une chute violente à environ 80 km/h. Le SHARK SXR a rempli son office, mais a dégusté. Les TCX Pro 2 ont, elles aussi, fait preuve d'efficacité.
Je rentre déjà fatigué de la première boucle. Ca promet pour la deuxième ! J'essaie de récupérer au mieux lors de la 1/2 heure de battement puis me remets en selle. Les 30 km entamant cette 2nde boucle vont presque me faire regretter d'être reparti, jusqu'à ce que je me trouve un «lièvre» (J.Ch MENARD - N°40) qui me permettra de retrouver le rythme et aller au bout de l'étape. La piste est tellement cassante qu'il me faudra serrer les dents tant mes poignets me font souffrir.
Je rentre tardivement, usé, cassé ! La visite chez le kyné s'impose. Je profite au mieux de ce quart d'heure de massage. Un médecin me prend en charge ensuite pour examiner ma cheville droite et y apposer un strapping.
Je dois encore m'acquitter de mes tâches quotidiennes. Je suis psychologiquement au plus bas. J'ai l'impression d'accumuler trop de fatigue depuis lundi. Je m'isole, j'en pleure d'épuisement. Mon rêve est en train de se briser, de se transformer en cauchemar. Tous se rendent compte que je ne suis pas au mieux. Le programme de demain me redonne un peu le sourire : l'étape est annoncée plus sablonneuse.
Il est temps d'aller recharger les batteries, il est déjà minuit. Demain ne peut être que meilleur.
Vendredi 26 septembre 2008 - «Fennec» (279 km dont 202 de spéciale)
L'étape porte bien son nom : c'est 100% sable aujourd'hui. Nous passons la journée dans les dunes, le décor est somptueux. Ma connaissance de la silice va m'aider un peu, bien que le sable soit ici beaucoup plus mou que sur les grandes plages du nord de la France que je connais si bien. Mon moral remonte en flèche. Je prends énormément de plaisir à gravir et redescendre ces montagnes de sable. La seconde boucle sera très différente de la première. La pluie va en effet s'inviter rendant le sable plus porteur, mais aussi plus collant, notamment dans les descentes. Etonnant d'ailleurs de se faire ainsi tremper jusqu'aux os en plein Sahara. Cette journée va en tout cas permettre aux équipages auto de profiter pleinement de leurs pelles et plaques.
Je rentre dès le début d'après-midi au bivouac avec un sourire jusqu'aux oreilles. J'en profite - pour la première fois - pour faire une sieste. Quand je pense que pour certains, c'est tous les jours comme ça !
Samedi 27 septembre 2008 - «Dauphin» (160 km dont 158 km de spéciale)
Etape la plus courte. L'organisateur nous a néanmoins avertis : «la plage va se mériter».
Je récupère ma moto comme tous les matins. Une pression sur le bouton du démarreur et... rien. La batterie est à plat. Je lance le moteur au kick. Dès le début de la spéciale, autos et camions empruntent un itinéraire différent de celui des motos et des quads sur une trentaine de km : annonciateurs de passages infranchissables sur 4 roues. Le départ a lieu sur la plage par une très courte ligne droite avant d'attaquer les dunes. Les pluies de la soirée d'hier ont considérablement alourdi le sable. Les phases de franchissement n'en sont que plus compliquées (effectivement, voitures et camions y seraient restés). Je n'ai jamais été aussi prêt du but mais m'en éloigne. En effet je m'épuise à désensabler ma moto. Les séances de kick à répétition me vident. Le moteur se noie et impose les 10 coups de kick essence coupée, gaz en grand, décompresseur actionné. J'en resterai assis 30 minutes à côté de ma moto ensablée jusqu'au moyeu pour récupérer.
Deux Irlandais viendront finalement me prêter main forte et je repartirai alors en essayant de contourner au mieux les difficultés. Mon GPS, visiblement sous-alimenté fonctionne par intermittence, rendant la navigation très aléatoire. Après 15 km de grosses dunes, je rejoins le parcours commun à tous les concurrents. La piste devient plus roulante avec néanmoins quelques portions «secouantes» d'herbe à chameaux.
Après 80 km, je pointe avant-dernier à l'unique CP de cette spéciale. S'en suivent quelques km de bitume reposant, puis à nouveau de la piste cassante avant d'apercevoir l'océan. «ça y est, il est là !» Cette dernière longue ligne droite me semble interminable. Je double quelques 4X4 en difficultés, pressé d'arriver. Je décide néanmoins d'arrêter ma progression à quelques km de l'arrivée, juste quelques instants, pour prolonger ma course. J'enlève mon casque et profite du bruit des vagues, avant de repartir.
J'aperçois la ligne d'arrivée au loin. Pas question de casser quoi que ce soit maintenant. Ca y est, le drapeau à damier est enfin à moi. Je peux laisser éclater ma joie. «Je l'ai fait ! Je suis allé au bout de mon rêve» Stéphane CLAIR et son équipe sont là pour me féliciter chaleureusement.
Je réponds une dernière fois aux questions des journalistes, souris face aux objectifs avant de rejoindre Jean-Noël et son équipe. Champagne bien mérité et photos souvenir avec celui qui m'aura mis à disposition la moto capable d'affronter le difficile et cassant terrain marocain 2210 km durant.
Ce soir nous assisterons tous ensemble à la remise des prix. Jean-Louis SCHLESSER y venait pour la première fois : pari gagné. David FRETIGNE est un abonné à la victoire : 5e sacre en terre marocaine. Chapeau !
Après une courte nuit, il est l'heure de regagner l'aéroport de Lâayoune. La chance me sourit à nouveau : un problème d'informatique me fera profiter d'un fauteuil en business-class, propice à prolonger la nuit. Atterrissage à Orly quelques heures plus tard, avec le plaisir de retrouver femme et enfant. Soulagée Armelle de me revoir «entier». Elle aussi peut enfin souffler. Vous l'avez lu à travers ce long récit. J'ai vécu une aventure formidable, accompli un rêve d'enfant que je rêve déjà de réitérer. Ces trois mois auront été haletants d'un bout à l'autre. Je vous souhaite à tous de voir un jour aboutir pareil projet. Accessible à chacun d'entre vous à n'en pas douter, à condition de bien vous y préparer, de vous organiser en ne négligeant aucun détail. Croyez-y !
Remerciements
Ils vont en premier lieu à Cécile ENGELEN, évidemment. Elle aura abattu un travail considérable pour m'aider à mener à bien ce projet inédit et extraordinaire. Jamais je ne la remercierai assez. «BRAVO Cécile ! Tu es formidable !» A Jean-Michel LAINE. Sans lui, pas d'EMOTO, sans EMOTO... A Stéphane CLAIR et toute l'équipe NPO et tout particulièrement Emma et Romain de m'avoir non seulement invité, mais aussi d'avoir été si disponibles. «Ne changez rien, vous êtes super» A vous tous qui avez apporté votre pierre à l'édifice en m'encourageant, tout comme ma famille et mes amis. A tous mes partenaires :
- SHARK, d'avoir sauvé ma tête. Le SXR en plus d'être protecteur est très confortable ;
- TCX pour les bottes top confort et l'excellent niveau de protection qu'offre les Pro 2 ;
- MOTO EVASION de m'avoir habillé, permis d'emmener tout le nécessaire et même plus à chaque étape, de m'avoir protéger les yeux ;
- BIHR : Pour le grand sac dans lequel on emmène tout, la veste et les pièces de rechange,
- DUNLOP pour les pneus endurants et au grip remarquable en toutes circonstances ;
- MOTOBLOUZ pour les protections. Le gilet comme le tour de cou ont su se faire oublier tout en étant bel et bien présents et très efficaces
J'ai d'ailleurs décidé de prolonger le partenariat en maintenant la visibilité de leur marque sur ma moto pour les épreuves du championnat de France des sable auxquelles je prendrai part (un peu moins évident avec SHARK, le casque est fichu. A moins qu'ils ne m'en fournissent un autre...
- JNCORGANISATION de m'avoir fourni une moto parfaitement préparée aux exigences du rallye-raid. «Merci Jean-Noël pour tout. J'ai passé de super moments avec toi et ton équipe sympa. Tu m'as beaucoup appris pour mes débuts en Afrique».
Merci de leur soutien financier à
- EURL VAN LIT,
- LOTUS BAKERIES,
- SIDAC,
- mes amis les BERNADET'S, motards au grand coeur.
Un special thanks à ma femme et à mon fils, d'avoir accepté le peu de temps que je leur ai consacré près de trois mois durant, d'accepter si bien ma passion. Vous avez tous contribué au succès. Je vous l'ai bien rendu, je suis allé au bout. C'était bien là la moindre des choses.
Sébastien Watrelot
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 Commentaires
| le 8 oct à 18:59 | | swatrelo « frite sergio91 veinarde profite bien et soit prudente merci sergio je ferai gaffe mais nous on roule cool ils appellent ça raid mais c est ballade et b ... » |  | | le 5 oct à 21:58 | | JMi « profite bien frite et rapporte nous des photos ... » |  | | le 5 oct à 21:55 | | FRITE « sergio91 veinarde profite bien et soit prudente merci sergio je ferai gaffe mais nous on roule cool ils appellent ça raid mais c est ballade et bien plus cool que la tra ... » |  | | le 5 oct à 11:54 | | supermotofan « swatrelo je ne me suis pas vu dans auto moto ils avaient encore une bonne excuse pour ne diffuser aucune image de moto c est le mondial de l auto ouais enfin auto moto mon ... » |  | | le 5 oct à 11:08 | | swatrelo « je ne me suis pas vu dans auto moto ils avaient encore une bonne excuse pour ne diffuser aucune image de moto c est le mondial de l auto ... » |  |
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